Pierre-Emile Durand, 4/ , in

Le Japon des 4 saisons, éd. du Carabe, 1998. (Extraits) :

°

La ligne et le fil (pp. 140-1) :

Comme il craint toute rupture ou séparation, le Japonais préfère (…) ce qui relie à ce qui divise.

°

L’esprit de continuité (pp. 141-2) :

L’esprit de continuité des Japonais est fortement marqué et constitue une clef essentielle de compréhension. (…)

Seulement représenté par les successeurs, l’esprit du fondateur doit être maintenu et respecté, dans le droit fil de la lignée créée.
En France, il est fréquent que le nouveau dirigeant piaffe d’impatience de pouvoir enfin apporter sa marque propre. Pour mieux exister, il cherche à effacer les traces, d’autant plus d’ailleurs qu’elles sont profondes et manifestes.

Au Japon il en va tout autrement et le successeur ne cherche pas avant tout à affirmer son identité. Selon les termes de Miura, il ne fait pas acte d’expression, mais se dissimule à l’intérieur de ce qui est déjà construit, de ce qui est déjà en place… il se moule dans l’acquis. Ainsi, celui qui suit se doit de respecter ce qui a présidé à la création de l’entreprise dont il hérite. (…)

Rien ne peut pousser sans racines et l’énergie vitale et nourricière qui est à l’origine de la construction et du développement doit être remerciée et arrosée quotidiennement.
Il ne faut surtout pas rompre le fil ou déraciner l’arbre, car il s’agit d’une perte du sens, pénalisante pour tous.

°

(à suivre…)

 

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