Ishikawa Takuboku – par M. Ueda.

in : Modern Japanese Poets, S.U.P., pp. 95-136

(extraits) :

(p.101) :

Le ciel d’automne infiniment vaste et vide

est trop désolé.

Qu’un corbeau ou autre chose vole!

(1908)

Sur la plage de sable blanc d’une petite île orientale,

les larmes ruisselant de mes yeux,

je joue avec un crabe.

(1908)

Bien que je travaille

et travaille, m’a vie n’en est pas plus facile.
Je regarde mes mains.

(1910)

(p. 102) :

« Ces trois tankas sont écrits sur 3 lignes, au lieu des 5 habituelles. » (: M.U.)

(p. 120) :

Ses poèmes devinrent plus modernes et expérimentaux par la forme et le contenu, chaque fois qu’il les retravailla. (…) Tous ses takas tardifs furent écrits dans la forme non conventionnelle de trois lignes.

(p. 123) :

Pour lui, le critique semblait être un réactionnaire borné qui appréciait le tanka strictement à travers les standards conventionnels séculaires.

(p. 128) :

La conclusion de Takuboku, alors, fut qu’un poème devrait avoir peu ou pas de structure parce qu’il lui manque un message préconçu pour fournir un centre.

Il sentait que le modèle 5-7-5-7-7 se basait sur les rythmes du japonais pré-moderne et avait donc peu de sens pour du tanka écrit en langue vernaculaire moderne. (…) « Il y a beaucoup de place pour que le tanka augmente sa complexité rythmique. » La conclusion logique de cet argument est que chaque tanka a un rythme qui lui est propre et devrait donc s’écrire avec son propre arrangement de lignes plutôt que dans le format uniforme en 5-7-5-7-7. (…) Les tankas de Takuboku, imprimés dans un format non conventionnel, transmettent un sens de modernité, celui d’être coupés du passé.

(p. 130) Après la publication de Une Poignée de sable, Takuboku étendit ses innovations visuelles en mettant les lignes en alinéas et en ajoutant de la ponctuation. * Le résultat obtenu est une cassure  plus grande avec le format conventionnel du tanka et une approche plus grande du vers libre.

* Conventionnellement, ni le tanka, ni le haïku n’utilisent de ponctuation. A cause de la nature de la langue anglaise, les traducteurs en ajoutent, comme je l’ai fait dans ce livre.

(p. 132) : Une des raisons principales peut avoir été un souhait presque sadique de railler la forme antique des versets.

(…)

Il n’y a pas de raison spécifique pour que des versets satiriques soient écrits en 17 syllabes, mais les poètes de senryûs aiment cette forme parce qu’elle a pour effet de parodier le haïku.

(p. 134) :

Il préféra écrire de la poésie sous forme de tankas, plutôt qu’en vers libres, de manière à pouvoir goûter au plaisir de casser la tradition.

°

(tr. dp.)

 

 

 

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