Haïkus japonais modernes » 3/8

tirés de A Cage of Fireflies, de Lucien Stryk.

(choix + trad. – de l’anglais – de D.Py, février 2016.)

HOSHA (1885-1954) :

première chose qui frappa mon oreille :

la rivière

de mon village natal

KYOSHI (1874-1959) :

arbre de pasania * géant,

fendant

le ciel d’automne

bougeant, ondoyant

dans le grand ciel –

fleurs de magnolia

Insectes, lumières du village

se

désirant

négligé

par l’oeil du faucon –

homme dans le champ

becs de canards

laissant goutter

la boue du printemps

profondeur de l’hiver –

chaque sentier

deux fois plus long

sortant par la Grande Porte

du sévère temple zen

fleur de marante

les arbres d’hiver

s’appuient haut

sur les cieux

vieillissant –

encore plus de haïkus

encore plus de bouillon de navet 

YAWA (1885- ?)

visages rougis

des hommes de Kuze,

pêche de nuit à la torche

SOSEKI (1867-1916)

cigales tardives –

que de désir 

dans leur chant

libellule rouge

cherchant de la compagnie,

atterrit sur mon épaule

chant d’hiver

une hachette abattant des bambous

dans les montagnes

pleine lune d’automne –

moi aussi je vais bien,

comme vous voyez

rafale d’hiver

fait tomber le soleil

dans la mer

faisant écho

au cours d’eau automnal,

un pieu enfoncé

frappé à midi

le gong en bois en forme de poisson

crache des moustiques

quelles feuilles

partiront les premières ?

seul le vent le sait

°

(à suivre: Hôsai…)

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