Compte-rendu du kukaï de Paris 109

En présence de 18 personnes, 39 haïkus furent échangés. 23 obtinrent une ou plusieurs voix.

°
Avec huit (8) voix :

Livre de chevet

Toute la lumière du jour

pliée dedans

: Monique Leroux-Serres

°

Avec quatre (4) voix :

matin gris –

d’une humeur

de nuage

: Michel Duflo;

Mouchoir chiffonné

au fond de la poubelle

ses larmes d’hier.

: Patrick Fetu;

Passade –

Restent ses pas

sur la neige

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis;

vent de velours

il entre par la fenêtre

le mimosa

: Patrick Fetu.

°

Avec trois (3) voix :

déménagement –

le miroir n’a rien retenu

de ce qu’il a vu

: Antoine Gossart;

Pelouse secrète

de nos tâtonnements –

l’herbe couchée

: Catherine Noguès;

tes yeux perdus dans

le ciel de Paris – poupée

de brocante

: Jacques Quach.

°

Avec deux (2) voix :

déjà le soir

encore un rayon

me dit mon ombre…

: Philippe Bréham;

Devant la Joconde

une belle fille se sourit

– selfie à deux

: Alice Schneider;

Ecole buissonnière

dans la rangée des fourmis

une à contresens

: Ben Coudert;

pèse-personne –

quel poids

pour la poussière ?

: Valérie Rivoallon;

Plein hiver –

Rentrant du cinéma

Le son aigu de mes hauts talons

: Hiro Hata.

°

Avec une (1) voix :

Blanche

comme un linceul

la piste noire

: Marie-Alice Maire;

crépuscule d’hiver –

dernière tournée de fiente

des mouettes

: Michel Duflo;

devant l’église –

c’est ça Sainte-Moustache ?

demande la petite fille

: Antoine Gossart;

la pluie d’hiver

affleure la vitre –

baiser de solitude

: Catherine Noguès;

la télé en panne

je regarde ma femme

qui pleure

: Ben Coudert;

quartier Pigalle –

en train de copuler

deux pigeons

: Minh Triêt Pham;

rencontres matrimoniales –

ma fille me présente

Freud (*)

: Valérie Rivoallon;

(* : un chat.)

Serin en cage

Comment comprendre la joie

d’un chant si libre

: Nicolas Lemarin;

son doudou

fripé

comme elle

: Eléonore Nickolay;

Tout est gelé

les canards font le tour de

l’étang – à pied

: Jacques Quach;

ville d’Orly

échappées d’un avion

les perruches prolifèrent

: Danièle Etienne-Georgelin.

°

Sans voix, mais commentés :

Des nuages sur les reins

Le ciel bleu sur la tête

Le premier ski

: Hiro Hata;

je reprends

de la cuisse

: jogging

: Daniel Py;

Le feu se meurt

laissant une ombre

la cendre

: Monique Leroux Serres.

°

Notre prochain kukaï aura lieu samedi 20 février, à 15 heures, au bistrot d’Eustache (- ou de « Moustache » ? / ou de « mousse-qui-tache » ? (pour continuer dans l’esprit de l’almanach Vermot !?…)

°

 

 

 

 

 

 

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