Senryû – : Broutilles – 66-70)

°°°

Chapitre XVII : Broutilles.

Montrant les bâtiments
le rickshaw
est rempli de fierté
(: Kômu)

Le lutteur vainqueur
se fraye … (avec suffisance ??) cf p. 291
son chemin dans la foule
(: Chashô)

l’enfant qui est tombé
rentre à la maison
pour pleurer
(: Shôju)

Après avoir accepté
les voeux de bonne année :
« mais qui était-ce donc ? »

Au téléphone
ils rient
chacun leur tour
(: Shisambô)

réprimandant
sa belle femme,
il se sent fier

Quand son bébé est né
l’aveugle dit :
« Peut-il voir ? »

La ligne d’arrivée –
comme excuse d’être arrivé dernier,
il boite
(: Isshû)

réprimandée,
la femme refuse
d’aller au lit
(: Seimu)

L’anneau trouvé,
le policier
l’essaie sur son doigt
(: Tensui)

Dans le train
le journal lu aussi
par le voisin
(: Daikichi)

Le vendeur de louches
écume l’air
avec une louche

Plusieurs mues
laissées par terre :
partis admirer les fleurs de cerisiers

la vieille maîtresse retraitée
pose une main puis l’autre
sur sa canne

A la pêche aux coquillages à marée basse
nous voyons Awa et Kazusa
à l’envers

: Awa et Kazusa, toutes deux de Tôkaidô, maintenant Préfecture de Chiba (Péninsule).

L’ivrogne
lève son poing pour frapper
puis le laisse retomber
(: Tarômaru)

Pendant que la maîtresse est absente,
le parfum dans la bouteille
descend un peu
(: Ichimu)

: La servante ne peut y résister.

Un mouchoir : dedans,
une femme peut bien y pleurer,
bien y rire
(: Ichiro)

Il continua d’appeler
au-delà du visage
qui se tourna vers lui
(: Senhô)

Prêtant au professeur
un crayon rouge –
qui n’est jamais revenu
(: Honoji)

J’ai l’air d’un misérable idiot
avec ma pipe dans ma main droite
ou dans ma gauche
(: Tsubute)

brandissant son marteau ;
son apprenti
l’a quitté

: le charpentier était irascible.

Tâchant de ne pas voir
son aisselle :
la voyageuse debout
(: Kôtarô)

Entendant son ronflement,
le masseur
bâcle son travail

« Je ne peux pas y aller sans cadeau »
ce qui me conduisit
à ne pas y aller

mangeant son repas
devant
des mots croisés
(: Kenkabô)

Le singe
pelant l’échalote jusqu’au bout
réalise qu’elle n’est que peaux
(: Kenkabô)

revenant de voyage
l’eau chaude pour ses pieds
déjà refroidie

Pensant à des choses passées
des larmes
coulent de ses oreilles

: Allongé(e).

« Ne bouge pas ! »
et il tua un moustique
sur le front de son ami

Quand je m’assis
j’en vins à connaître
la durée de vie de mes chaussures
(: Monta)

Le Jizô du village
où je fus affecté
n’a pas de nez
(: Ginryû)

Mon ombre :
aucun défaut
dans ma silhouette
(: Ryûsui)

Marchant
avec un policier :
les gens se retournent pour nous regarder
(: Yahanjô)

Quand il ne sait pas,
l’interprète
utilise ses mains
(: Bisui)

Partant,
indigné,
il oublia son chapeau
(: Chinchabô)

dernière avidité humaine :
il cherche l’air
vide

: Un mourant.

C’est un idiot
alors il se fâche
qu’on se soit moqué de lui
(: Garyûbô)

Il n’a pas faim
à midi :
un tire-au-flanc
(Amembô)

°°°

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