Haïku – senryû – etc. – Py – Sept. 15

°

cent

tasses

s’en

tassent

°

entre deux géraniums

une araignée tigrée –

rentrée des classes

°

l’instant rond

dans le bol de thé

-fugitif

(: d’après Fr. de Cornière : « dans son bol de thé », in Nageur du petit matin, 2015.

°

au ras des mots

(au ras de l’eau)

au ras du peu

au ras du rien

°

« littérayure »

au lieu de

« littérature » !

°

(Kyôku :)

(Je privilégie)

le haïku « vécu » : garant (d’une plus grande) authenticité.

(ou : l’authenticité d’un haïku vécu!…)

un haïku qui ne sente pas le fabriqué,

le « photo-shop » (ni même la possibilité de ce « photoshop » !).

°

(Premier jog de septembre)

sur le trottoir

une souris grise

en direction du parc

°

« Ecognomies » = des économies de bouts de chandelles.

« Hémoglobine » = écoulement de sang.

°

(Kyôku :)

Le haïku n’est pas un « selfie ».

(« Zen is often described as a direct pointing to reality, to what life is in itself, unmediated clarity or seeing things as they are without ourselves in the way. » * Brian Tasker)

* :  » … (la) clarté de voir les choses telles qu’elles sont sans que nous nous interposions. »

Le haïku comme culte du soi (culture du soi),

c’est marcher sur la tête

(/ écrire avec ses fesses !)

ex. : « flip flap mon coeur bat » ou « mon coeur ralentit »

, c’est de l’anti-haïku !

(surtout placé en dernière ligne !)

Ce n’est plus du haïku,

c’est du « haïnombril » !

Le haïku

n’est pas

un miroir

((de soi))

re

cadr

er

Le haïku

c’est

s’extérioriser.

Le haïku, ce n’est pas constater (ce n’est pas statique);

c’est voir (/ montrer) comment les choses, le monde extérieur

peuvent te faire avancer, évoluer.

Le haïku,

ce n’est pas dire (/ chercher à /exprimer)  le beau,

c’est dire le vrai.

°

Le ventilateur

penche la tête

– septembre

°

une vieille dame digne

dans son fauteuil

: maman, 95 ans.

les dents

très usées

de maman,

95 ans.

°

Saint-Eustache :

prendre la file du concert

ou de la soupe pop’ ?

°

cow-boy à la page :

un selfie

en selle

°

Le tour de chant de Gréco

à la fête de l’Huma

– 88 ans

°

un papillon jaune

une pelouse verte,

un joggeur du dimanche

°

(Trois « 5-7-5″ :)

1-3-1

3-1-3

1-3-1

1 l’ascenseur 2

l’ascenseur 3 l’ascenseur

4 l’ascenseur 5

Ah l’ascenseur A

l’ascenseur B l’ascenseur

C l’ascenseur D !

°

Affiner le trait !

(« l’unique trait » !) :

ligne d’horizon

ligne de partage

entre (le) haut et (le) bas

la parole et le silence

le fini et l’infini

la vie et l’au-delà

(entre haut et court ?)

°

(Kyôku :)

court-long-court

con-lourd-con

long

court

long

con

vent

ion

(court est plus long que long –

long est plus court que court)

Libérez-vous des conventions !

convention /

contention !

Librécrire !

Faut-il singer le haïku japonais ?

Serions-nous singes du haïku japonais ?

Singerions nous le haïku japonais ?

°

shootant :

double bogue

et marron

tout neufs

°

l’urne d’un décolleté –

le bulletin d’un senryû ?

°

A la place d’écrire « Santôka »

Internet me suggère d’écrire :

« Cantona ».

°

(Kyôku :)

Fi des fioritures

Fi des ficelles

Fi des figures de style !…

°

(Kyôkouillonnade :)

Le plus gros reproche à faire à Santôka,

c’est qu’il ne respecte ni le rythme 5-7-5,

ni le court-long-court,

ni la répartition en trois segments !

°

sur un muret

fin septembre :

deux petits escargots

un petit lézard

bruns

°

« L’anthropocentrisme est inconnu dans l’art oriental » : Ion Codrescu.

°

(1995 :)

reading in bed

so many haiku

– numb bum !

lisant au lit

tant de haïkus

– le cul gourd !

°

après l’ondée

un escargot s’avance

sur l’asphalte

°

ce fou du jeu

se joue du feu

°

A la capitale

on vend même des cailloux

pour aquariums

(cf. Issa : « A la capitale / Même les fleurs de sakura / Font payer cher leur éclat » in Issa, haïkus satiriques, tr. Seegan (L.) Mabesoone, éd. Pippa, 2015, p. 73)

°

(Kyôku :)

Donne à l’instant

la taille / l’espace

de l’éternité.

°

« Prochain arrêt

Laplace

merci »

°

(1995 :)

Let’s sit

Let’s eat

°

(Bashôtage :)

grenouille sautant,

son de l’eau

°

(2007 ? :)

déménagement –

le soir peu à peu

emplit un carton

°

la lune…

un sceau

pour quel sumi-e ?

/

la lune :

un sceau

pour le sumi-e de Manda

(: expo à la librairie-galerie Pippa, 75005, septembre-octobre 2015)

°

un bon moment

que l’avion a traversé le ciel

– verser la tisane

°

(D’après une photo sur FB :)

la libellule,

ce porte-plume

aux ailes repliées ?

°

(D’après « Libellule / c’est vrai qu’anisozygoptère / fait vulgaire » : Sprite :)

sur les ailes

de l’anisozygoptère

s’envoler…

°

(Kyôka :)

Le haïkuiste

ouvre la porte de son poème

à son lecteur –

il ne la lui ferme

pas au nez

°

(28/9/95 :)

chut

la neige

chute

°

(Eté 95 :)

trickling down my neck –

the metro temperature !

roulant dans mon cou –

la température du métro !

De Bodhidharma

l’embrasement consommé

feuilles d’automne

°

coupures d’ongles orange

la lune curcuma

°

soir-

le soleil passe

sous le pont

°

(éclipse de lune « rousse » vers 4h du matin :)

bien avant la lune

je me suis éclipsé !

°

Ne plus faire grand chose

et apprécier ce grand vide –

à étaler,

à bien être.

°

rentrant à la maison

°

(6/6/97)

évitant la mouche

écrasée sur le trottoir

– matin de juin

°

(Hendaye, 28 fév. 1988, 6 o’clock :)

the shadow of snowdrops

just before landing

on the pavement

l’ombre des flocons

juste avant qu’ils ne tombent

sur le trottoir

/

l’ombre des flocons

juste avant qu’ils ne rejoignent

le trottoir blanc

°

(Hillbrow, JHB, R.S.A., 197? :)

roulé par le vent

un journal dévale la rue

à trois heures du matin

°

(Vernon, 26/5/89 :)

petit escargot blanc

endormi sur un tronc

d’église

°

(Kyôku :)

… un pourvoyeur (/ fourvoyeur) de « haïkus » (?) anthropocentrés…

°

(1995 ? :)

feuilles

sur le trottoir

les pas de l’automne

°

(1/6/95 :)

coiffeuse :

une blonde croque une brune

(une blonde croque une prune)

°

(K. :)

La transparence du haïku

– la transparencre

L’encre-miroir vide

(l’encre vide…)

« Les contenus du haïku et sa transparence

dépendent de la concentration sans lourdeur,

de l’art de la langue sans artificialité,

de la philosophie sans méditation, et de l’humour sans le ridicule. »

(: Margaret Buerschaper, M.A., Allemagne).

« Un haïku dans lequel tout converge :

ce qui est perçu et ce qui est caché,

ce qui est (res)senti et ce qui est exprimé,

le plus petit dans le plus grand. »

(: M. B.)

°

(6/97 :)

dans le vent du train

la tresse horizontale

d’une femme noire

°°°

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