Eugène Delacroix : Journal – 251-359.

p. 251 :

« Ce qui fait le charme principal des portraits, c’est la simplicité. »

p. 259 :

« L’artiste (…) rend claires (…) des sensations que les choses éveillent en nous. »

p. 270 :

« Titien (…) il vous touche (…) par sa simplicité et par l’absence d’affectation. »

« Ils veulent se donner un prétendu grandiose qui n’est que de l’enflure et dans laquelle les vraies qualités se noient ordinairement. »

p. 282 (A propos d’Ingres) :

« L’effort et la prétention sont partout; il ne s’y trouve pas une étincelle de naturel. »

p. 284 :

« Je déteste qu’on s’occupe longtemps de ces personnages épisodiques, tels que les « chiens » et les « enfants », qui n’intéressent jamais que leurs propriétaires ou ceux qui les ont mis au monde. »

p. 303 :

« Mon exactitude consisterait, au contraire, à n’indiquer fortement que les objets principaux, mais dans leurs rapports d’action nécessaire avec les personnages. »

p. 311 :

« … en un mot qui aiment le beau, c’est-à-dire la simplicité.

Il faut donc des tableaux à grands traits… »

p. 320 :

« Il ne faut dire que ce qui est à dire. »

p. 326 (A propos du Titien) :

« la parure, une vaine montre de sa facilité ou de son adresse ne l’occupent point : il méprise au contraire tout ce qui ne le conduit pas à une plus vive expression de sa pensée. »

p.327 :

« Il y a des gens qui ont naturellement du goût : mais chez ceux-là mêmes il s’augmente avec l’âge et s’épure. Le jeune homme est pour le bizarre, pour le forcé, pour l’ampoulé (…) Ce goût que j’entends est une lucidité de l’esprit qui sépare à l’instant ce qui est digne d’admiration de ce qui n’est que faux brillant. »

p. 331 :

« Adoration du faux technique dans les mauvaises écoles. »

p. 334 :

« On n’est jamais long quand on dit ce qu’on doit dire. »

p. 339 :

« Le poète sacrifie sans peine ou passe sous silence ce qui est secondaire. L’art du peintre est de ne porter l’attention que sur ce qui est nécessaire (…) »

« SACRIFICES. Ce qu’il faut sacrifier, grand art que ne connaissent pas les novices. Ils veulent tout montrer. »

« classiques (…) toutes ces qualités qui augmentent l’impression en amenant la simplicité. »

p. 344 :

« Trop grand asservissement au modèle chez les Français. »

p. 348 :

« Cette exécution qui fait oublier l’art et l’artiste. »

p. 351:

« Je me suis dit cent fois que la peinture, matériellement parlant, n’était qu’un pont jeté entre l’esprit du peintre et celui du spectateur. »

p. 353 :

« C’est l’esprit qui est tout. Ingres n’a rien d’homérique que la prétention. Rubens est un Homère en peignant l’esprit et en négligeant le vêtement, ou plutôt avec le vêtement de son époque.

p. 353 :

« Nil est in intellectu quod non fuerit prius in sensu »

p. 359 :

« La sentimentalité, pour Delacroix, est un grand défaut (…) On allonge tout, on poétise tout. On veut paraître ému, pénétré, et l’on croit à tort que ce dithyrambe perpétuel gagnera l’esprit du lecteur et lui donnera une grande idée de l’auteur et surtout de la bonté de son coeur. »

(A suivre…)

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