‘Une mare cachée’ – Anthologie moderne de haïku – 21/24

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akiraka ni matsu taosu oto kôru yama

: Kodama Teruyo (f) (1926-) Leader du groupe de haïku Ie (« Maison »).

toute la clarté

d’un pin qu’on abat

sur une montagne gelée

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richû no tsukiyo fue fuku yukionna

Sawada Ryokusei (1918-) Membre senior du groupe Ashibi (« Andromède japonaise ») et leader du groupe de haïku Shachi (« Orque »).

A travers le bois éclairé par la lune

vient le son errant de la flûte

d’une bonne-femme de neige

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me tsumureba yuki samazama no tama kimaru

Akao Ei (f) (1930-) Après la mort de son mari Akao Tôshi, Ei devint leader du groupe Uzu (« Vortex »).

dans mes yeux fermés

l’âme blanche de chaque flocon

ne fait que mourir

°

chû to iu hashiki mono yuki maeri

Hanatani Kazuko (f) (1922-) Edite et publie la revue de haïku Ai (« Indigo »), à Ôsaka.

dans cette belle chose

appelée l’air, flocon sur flocon,

la neige tombe en dansant

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takibi yori hinoko gakudan tobidaseri

Ueda Hizashi (f) (1961-) Mène le groupe de haïku « L’Ambre ». Elle suit l’esprit de son père Gosengoku.

Etincelle et les Flammes –

un concert de lueurs s’élève

du feu de joie

Le feu de joie est une référence saisonnière pour l’hiver.

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doronegi kai jûshin hikuku modorikeri

Hirai Sachiko (f) (1925-) Membre senior du groupe de haïku Banryoku (« Myriade de feuilles vertes »).

Achetant des poireaux boueux

balancés très bas,

je les emporte à la maison

Les poireaux frais, couverts de boue manquent de toute grâce ou élégance poétique. Ce manque d’élégance poétique est une des caractéristiques principales du haïku.

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seki yamite zendô no oto subete tayu

Satokawa Suishô (1927-) Un des membres d’origine du groupe de poètes Tenrô (« Sirius ») fondé par Yamaguchi Seishi en 1948.

la toux finie,

pas un son ne trouble

le temple Zen

Le mot de saison est ici « la toux », pour l’hiver.

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poinsechia nani ni owaruru ware naran

Mukasa Kazuko (f) (1924-)

poinsetia –

qu’est-ce donc

qui me poursuit ?

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hakuchô no sôshin ni hi o hajikitari

Ôhashi Atsuko (f) (1924-) Leader du groupe de haïku Ugetsu (« Lune pluvieuse »).

un cygne blanc

réfléchit la lumière du soleil

de tout son corps

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nenneko no ko no me mo oki o miteitari

Hatakeyama Jôji (1930-2000) Leader du groupe de haïku Kairei (« Montagne marine »).

dans un manteau de nourrice

les yeux fixés aussi sur le large,

du dos de sa mère

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karekuwabatake tokidoki tomaru sô no retsu

Yomogida Kieko (f) (1930-) Etudia le haïku avec Abe Midorijo (1887-1980), dissipe principal de Takahama Kyoshi. Leader de troisième génération du groupe Komakusa (« Coeur saignant ») nommé d’après une plante (Dicentra peregrina).

champs de mûriers desséchés

où des processions funéraires

s’arrêtent de temps à autre

°

(A suivre, p. 234)

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