‘Une mare cachée’ : une anthologie moderne de haïku – 2)

daikan no aoki kinu haru asa no ten

Arima Kazuko (1910 – ). Tête du groupe de haïku Dôjin (« L’associé »)

froid du plein hiver
étendant de la soie bleue
sur le ciel du matin

°

kanzuri ya nami shirogane no funadamari

Tsuji Michio (1935 – )

pêche en plein hiver –
lueur argentée des vagues
autour des bateaux à l’ancre

°

yûki koso chi no shio nare ya ume mashiro

Nakamura Kusatao (1901-1983) (h) Fonda et mena le groupe de haïku Banryoku (« Une myriade de feuilles vertes »). Les pruniers ont souvent été associés aux gens de lettres :

c’est le courage seul
qui fait le sel de la terre –
prunier du blanc le plus pur

°

kôbai ya eda wa sora ubaiai

Takaha Shugyô (1930 – ) (h) Tête du groupe de haïku Kari (« La chasse »), Président de l’Association des Poètes de Haïku (H.P.A.) qui fait fonctionner le Musée du Haïku de Tokyo.

toutes les branches et tous les rameaux
rivalisent –
fleurs de prunier rouge

°

kôbai ni mottomo tôki isu erabu

Shiina Fumiko (1908-2000) (f)

m’asseyant je prends
la chaise la plus éloignée
des fleurs de prunier rouge

°

taishun ka taikan ka ishi shizuka niet

Nakajima Hideko (1936 – ) (f) Tête du groupe de haïku Hibiki (« Résonance »), et membre associée du groupe Kanrai (« Tonnerre d’hiver »)

pierre tranquillement assise –
attendant la venue du printemps ou
endurant juste le froid

°

Mone no e no usumurasaki ni haru a matsu

Iwai Kumie (1939 – ) (f)

les nuances lavande
d’une peinture de Monet –
attendant le printemps

°

asa no taku tamago no katachi haru kizasu

Katô Kôko (1931- ). Cette strophe a été sélectionnée par Satô Kazuo pour sa colonne bilingue de haïku du Sunday Mainichi :

la forme d’un oeuf
sur la nappe matinale –
l’approche du printemps

°

kisaragi no hikari momiau zôkiyama

Asakura Kazue (1934-2001) Membre associé du groupe de haïku Ashibi (« Andromède japonaise »)

en février
les rayons du soleil se bousculent
dans un taillis de la colline

°

sekijû no kuchi ni mushi sumi yûsetsuki

Katô Kenkô (1920 – ) (h) Tête du groupe de haïku kunpû (« Brise embaumée ») :

un insecte vivant
dans la gueule de l’animal de pierre –
période de la neige fondante

°

(A suivre, p.22)

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Une Réponse to “‘Une mare cachée’ : une anthologie moderne de haïku – 2)”

  1. lisy94 Says:

    ça décoiffe !

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