Une petite étude du zen dans le haïku… : dp.

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Zen : produit de l’infusion de l’enseignement du Bouddha dans la pensée taoïste (chinoise) – Chan.

« Si le zen s’arrête à l’expérience pure et simple de la chose, la poésie a pour charge de la mettre en mots. »

Noin (XIè S.) : moine-poète

Dogen : (XIIIè S.) Fondateur de l’école Sôtô zen.

Ikkyu : Supérieur du célèbre monastère Daitokuji à Kyoto

Saigyô (XIIè S.) : moine bouddhiste zen, poète de waka, auquel Bashô voua la plus grande admiration.

Moritake (XV-XVIè S.): Grand prêtre du sanctuaire d’Ise.

Ryôkan (XVIIIè S.) : moine zen

Chiyo-ni : bonzesse bouddhiste (du courant de la Terre Pure). Son professeur :

Shiko, ancien moine zen, l’un des dix principaux disciples de Bashô.

Buccho : maître zen avec qui Bashô entreprit l’étude et la pratique du zen.

Bashô (XVIIèS.) : étudia, garçon, le haïkaï avec Kigin, prêtre shintô de Kyoto, puis la philosophie taoïste, jeune adulte. Il fut formé à la calligraphie avec le moine Unchiku. En 1687 il voyagea à Kashima en compagnie de Sora et d’un ami moine zen.

(Le maître zen) Buccho à Bashô : « – Qu’en est-il de la Loi du Bouddha avant même que la mousse ne soit formée ? » « – D’une grenouille qui vient de plonger, le bruit de l’eau. »

Hakuin : célèbre maître zen (XVIIIè S.)

Issa (XVIII-XIXè S.) : initié aux textes bouddhiques dès l’âge de six ans par Nakamura Rokuzaemon. En 1792 il se fait raser la tête, endosse une robe de moine et le nom de « moine laïc Issa du temple du Haikai ». Se lia d’amitié avec le moine Gobai, Supérieur du temple. Le moine Ichigu fut son ami. Il dit au Daimyo Maeda : « La Voie de la Poésie est la même que celle du Bouddha ou de Confucius ». « Avec ces artistes dévoyés qui ne vouent pas leur coeur et leur âme à la Voie véritable, mais qui fabriquent des poèmes de dix-sept syllabes, ainsi que ces hommes qui font de cet art un simple passe-temps, avec les uns et les autre je ne puis discuter de la signification d’un tel art ». Issa éprouva une vive sympathie pour le courant bouddhiste de la Terre Pure.

Santôka (XXè S.): moine errant.

Hôsai (« Celui qui a lâché prise ») (XXè S.) : Séjourna dans divers temples. Finit sa vie dans un ermitage du temple Saiko. Son nom bouddhique posthume : Hosaï Taiku koji, « Hosaï le laïc Grand Vide ».

Carrément zen : recueil de propos (hormis les poèmes) de maîtres zen du Vè S. jusqu’au XXè S., éd. Moundarren.

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Peut-on dire, après tout cela, que l’on a exagéré le rôle du zen dans le haïku ?

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2 Réponses to “Une petite étude du zen dans le haïku… : dp.”

  1. Luc Bordes Says:

    Ça fait plaisir à lire. Merci Daniel.
    Luc Sojo Bordes, moine zen.

  2. danielpy Says:

    merci à toi, Luc !

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