Glossaire des termes relatifs au haïku (O – R. )

ONJI : Symbole sonore. Un mot non-japonais à propos duquel les haïkuistes américains n’étaient pas bien informés. Pendant des années les Américains utilisaient ce mot que personne ne reconnaissait au Japon ! Ils ont appris leur leçon et se réfèrent maintenant aux « unités syllabiques » que les Japonais comptent sur leurs doigts pour écrire de la poésie traditionnelle. « Unités sonores », parce que le mot que les Japonais emploient est « ON », qui est trop équivoque pour l’anglais (« On » signifiant « sur »…)

ÔKUZAKU : Titre d’un recueil de haïkaï de 1600 versets écrits par Ihara Saikaku en l’espace de 24 heures, en mai 1677. On désigne par ce titre de nos jours un semblable exploit de production de strophes.

ORIKU : Liens d’un renga acrostiche qui révèlent des mots ou des sujets cachés.

RENGA : « Elégance liée ». La forme japonaise de poésie collaborative dans laquelle les strophes de 5-7-5 unités sonores sont enchaînées à des couples de 7 et 7 unités sonores, répétés tout au long du poème. S’est développé à partir du passe-temps de concours de waka au XIIè Siècle en la forme de poésie primordiale du Japon au XIVè Siècle. Du temps de Bashô on écrivait le renia à 2 ou plusieurs personnes qui se rassemblaient pour une fête et partageaient une soirée d’écriture commune. L’hôte demandait à l’invité d’honneur – c’était toujours Bashô, s’il y assistait – d’écrire le verset d’entame : le HOKKU. Dans son verset Bashô complimentait son hôte  et indiquait la saison à laquelle avait lieu cette fête. L’hôte répondait ensuite pour un distique au poème du maître. Ces strophes étaient notées par un « secrétaire » désigné, alors que les autres poètes présents continuaient le processus d’enchaînement des versets. Un renia peut être aussi court que de deux strophes (= TAN RENGA) ou avoir 36 liens (KASEN RENGA) ou 100, ou 1000, et même 10 000. Le renga surprend les Occidentaux parce qu’en tant que forme poétique, il lui manque une séquence narrative ou temporelle. Le secret pour apprécier le renga est de comprendre les liaisons entre les images à l’intérieur d’une strophe et les endroits vacants entre les strophes.

RENGA AWASE : Concours de renga.

RENGASHI : Maître de renga. La personne qui supervise l’écriture d’un renga.

RENKU : « Verset lié ». Terme  inventé au Japon dans les années 1740 pour interrompre le lignage du renga de ses débuts historiques. Quelques anglophones utilisent ce terme par erreur, au lieu d’employer celui de « renga ».    RENKU peut aussi signifier des poèmes inférieurs de type « renga » écrits au Japon depuis la mort de Bashô. Le terme (anglais) « verset lié » désigne cependant un terme expérimental ou moderne, influencé par le renga, écrit habituellement par des poètes. Bashô et ses disciples écrivaient des RENGA.

RENSAKU : « Oeuvre liée ». Une séquence de haïkus ou de TANKA dans lesquels chaque strophe dépend de la précédente pour avoir un sens.

RYOGIN : Renga écrit par deux auteurs.

(à suivre : « S »…)

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Une Réponse to “Glossaire des termes relatifs au haïku (O – R. )”

  1. ressacar Says:

    Que ce devait être agréable ces soirées d’écriture de Renga!

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