Glossaire des termes relatifs au haïku (- K-M -)

KASEN : Poètes immortels. Les 36 poètes immortels du Japon, jusqu’à ce que Bashô reprenne la formule et le concept pour écourter le HYAKUIN. Kasen est maintenant un terme qui désigne les 36 strophes d’un renga écrits dans le style traditionnel avec des versets de lune et de fleurs.

KATAUTA : Demi-poème. Sorte de waka mineur qui n’employait que sa partie supérieure contenant les unités sonores de 5, è et 5 mores, utilisé dans les paroles de chansons et dansées. Le katauta est le précurseur – peu reconnu – du HOKKU indépendant ou du haïku.
KIDAI : Sujet de saison. C’est un aspect ou l’indication d’une saison, choisis par des poètes pour être le sujet d’un poème collaboratif, ou d’un concours. En tant qu’outil pédagogique, on donnait à un groupe de poètes un sujet ou un thème pour leurs poèmes. Si les poètes se rassemblaient pour célébrer les fleurs de glycine ou la pleine lune, cela constituait le sujet de tous les poèmes écrits ce soir-là.

KIGO : Mot de saison. Des noms qui sous-entendent la saison parce qu’ils ont été associés traditionnellement à certains moments de l’année dans la littérature japonaise et / ou dans la vie. Alors que les poèmes de genre japonais se répandaient autour du monde, déterminer quel mot étranger indiquait une saison devint pratiquement inutile. Par exemple, est-ce que « coyote » est un mot d’été ou est-ce qu’il indique l’automne ? Cependant, les mots de saison traditionnels, s’ils sont connus et utilisés habilement, peuvent procurer une grande profondeur d’émotion à un haïku.

KIKÔ : Journaux écrits pendant un voyage. Quelques uns renfermaient des poèmes, d’autres non.

KIREJI : Mots de coupe. Ce sont des mots qui marquent une ponctuation ou des arrêts entre des expressions d’un haïkaï ou d’un renga, utilisés pour marquer les deux parties d’un hokku : l’expression et le fragment.

KOBORE : Répandu. Terme dans le cas où une strophe de lune ou de fleur, dans le renga, apparaît plus tard qu’aux endroits où elle est censée apparaître.

KOI : Amour. L’amour est un des sujets du renia traditionnel. Cela devait toujours être un amour non partagé et ne jamais se référer ouvertement au sexe.

KOKOROZUKE : Relation conceptuelle. Une description de la connexion ou de l’enchaînement entre les strophes d’un renga, basé(e) sur des relations cognitives plutôt que sur des associations verbales. C’est le contraire de KOTOBAZUKE.

KOTAN : La beauté simple créée par un artiste qui a maîtrisé toutes les complexités d’un art et retourne, enrichi d’autant, vers son origine.

KOTOBAGAKI : Note de tête. Un énoncé ou une préface à un poème qui pose les circonstances dans lesquelles il a été composé, ou la source de son inspiration. Ces notes peuvent être factuelles ou fictives, mais elles apportent généralement un éclaircissement au poème.

KOTOBAZUKE : Liaison verbale. La description de la relation entre les strophes d’un renia basé sur des associations verbales ou sonores.

KU : Verset. Utilisé seul, « ku » signifie un verset, un poème ou une strophe.

KUSARIRENGA : Renga enchaîné. C’est le contraire d’un TAN RENGA. C’est le nom peu usité d’un renia avec de nombreux liens.

KUZARI : Suspension. L’écart d’un certain nombre de strophes entre l’utilisation de certains mots dans un renia traditionnel. Par exemple, il devrait y avoir 8 strophes entre l’utilisation du mot « rêve » ; le sujet des « insectes » ne devait être abordé qu’une fois en cent versets.

KYÔKA : Poème fou. Le kyôka a la tonalité et le ressenti d’un limerick et est occasionnellement aussi grivois, mais il s’écrit sous forme de tanks. Le plus souvent le sujet traite de poètes ou de l’écriture de poèmes et se moque des deux. Normalement, de nos jours, beaucoup de kyôkas ne sont pas drôles.

KYÔKU : Verset fou. Poèmes utilisant des jeux de mots, ou un langage populaire destinés à plaire à une audience populaire. Dans cette catégorie se situent kyôka, senryû et mushin haïkaï, genre dans lequel écrivait Bashô.

MAEKU : Verset précieux. La strophe précédente, celle à laquelle un autre auteur doit ajouter un verset. Souvent le sens de « maeku » n’est pas clair ou est si ambigu que le lecteur ne peut comprendre le poème qu’avec l’ajout du TSUKEKU.

(à suivre…)

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Une Réponse to “Glossaire des termes relatifs au haïku (- K-M -)”

  1. ressacar Says:

    Wow un glossaire très riche, même si certains termes peuvent rester difficile à comprendre pour les novices, c’est très utile. J’aime beaucoup le mot Kotobagaki merci pour la découverte! Je serais aussi intriguée de lire les 36 poètes immortels un jour.

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