Glossaire des termes littéraires relatifs au haïku – (J-K) –

JIGUCHI : jeu de mot ou calembour.

JIKAAWASE : Match ou concours de poésie avec un auteur qui écrit tous les poèmes qui sont signés de noms fictifs, ou simplement sur deux côtés appelés « gauche » et « droite ». Cette compilation est donnée à un maître de poésie pour notations et commentaires sur les mérites des différents poèmes.

JO : Préface. La préparation d’idées ou de mots qui seront employés plus tard dans le poème. C’est aussi le nom des 6 premières strophes d’un kasen renga, caractérisées par des liens préparatoires calmes qui utilisent beaucoup de mots de saison. On peut comparer le renga à une soirée en société. Le « jo » serait comme la première demi-heure où chacun apprend poliment à se connaître, parlant encore des circonstances de leur rencontre : le temps, la maison de l’hôte, le mobilier, la nourriture, etc. Le « ha », ou corps de 24 liens est la conversation pendant le dîner, où le vin coule. Le « kyû » nous rappelle ces bribes de phrases que l’on entend quand chacun prend congé, merci, et n’oubliez pas et souvenez-vous.

JÔZA : Place attribuée. Les liens fixes d’un renga où les mentions de lune ou de fleurs de cerisier sont requises.

KAISHI : Papier de poche. Petites feuilles de papier fin utilisées pour l’écriture des poèmes.
KAKUSHIDAI : Sujet caché. En utilisant un système de sons ou de mots, comme dans la poésie acrostiche, différents idées et messages peuvent être cachés dans les liens d’un renga ou une séquence de haikai.

KANA : Unité sonore. Deux types d’écriture syllabaire phonique se développèrent dans le langage japonais, basés sur le son, au lieu d’utiliser les idéogrammes chinois, ou « kanji ». Ces unités sonores sont appelées « kana » en katakana, et « gana » en hiragana.

KANJI : caractère chinois écrit, ou idéogramme pictural.

KAORI : Odeur ou fragrance. Terme utilisé pour décrire la relation entre deus strophes dans lesquelles toutes deux évoquent le même sentiment, mais avec des images différentes. La similitude entre un chiot perdu sous la pluie et un homme récemment divorcé illustre « kaori ».

KARABI : Sécheresse. Le concept artistique de la beauté austère, monochrome. Une seule tige d’herbe desséchée la possède.

KARUMI : Légèreté. La qualité d’écriture que Bashô encourageait particulièrement vers la fin de sa vie. Ici cela signifie la beauté des choses ordinaires, dont on parle simplement. Cette idée signifiait la fin des jeux de mots et des calembours qui plaisaient tant aux écrivains de renga de son époque. Kikaku, son disciple le plus brillant, se détourne de lui alors, trouvant que la légèreté manquait de gageure et d’éclat. De haïkus sans verbe on dit souvent qu’ils possèdent la légèreté parce que l’aspect actif ou émotionnel en a été retiré.

(à suivre…)

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