M. Onfray sur R. Barthes, dans ‘La Passion de la méchanceté’ :

à propos de Barthes et son article intitulé « La Mort de l’auteur » (1968), texte repris dans Le Bruissement de la langue (1984), pp.  122-3 de La Passion de la méchanceté (Sur un prétendu divin marquis) :

« Le texte n’est plus une confession autobiographique aux racines immanentes, mais un saint sacrement littéraire, une divine hostie textuelle, un graal verbal ! »

(et encore, à propos de Sade, Fourier, Loyola, de R. Barthes, toujours (pp. 126-7) :

« La collision entre ces trois noms propres signale d’ailleurs que la cohérence ne réside pas dans le registre des idées, mais dans celui de la langue. »

(et, pp. 128-9) :

« Sade, c’est donc un discours, une langue – des mots, rien que des mots. Dès lors, si un benêt de mon genre voit de l’inceste dans l’inceste, du viol dans le viol, des mauvais traitements dans des mauvais traitements, s’il prend une incision au couteau pour une incision au couteau, un coup pour un coup, c’est qu’il fait preuve d’une singulière étroitesse de vue, sinon d’esprit : car il faut y voir, ici une métaphore, là une asyndète, ailleurs une anacoluthe. Le réel (y compris littéraire) n’existe pas, trop trivial, il n’existe qu’agencement de figures de rhétorique. »

Michel Onfray, dans sa conclusion (p. 177), fustige donc, outre les Breton, Bataille, Lacan et le Foucault structuraliste, « Barthes et sa religion textuelle ».

à juste titre, ajouterais-je !

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