Glossaire de termes relatifs au haïku – 3)

(Traduit (par D. Py) du ‘BASHO The Complete Haiku’ J. Reichhold, Kodansha Int. ed., 2008, pp. 411-420.) :

HAIGA : Peinture. Dessin au pinceau et à l’encre fait pour accompagner un haïku ou un hokku écrit à la main. C’est généralement un sketch grossier, de style abstrait ou simplifié, comme une bande dessinée. Aussi appelé quelquefois « HAIKAIGA ».

HAIGON : Mots haïkaï. Mots non acceptés dans la poésie « sérieuse », c’est-à-dire mots étrangers ou trop vulgaires pour une compagnie polissée.

HAIJIN : Écrivain de haïku.

HAIKAI : Humour ou farce ou inhabituel. Désigne des poèmes humoristiques. Utilisé ensuite dans l’expression haikai-no-renga, qui est devenu un trme générique pour toute poésie de ce genre.

HAIKAI JITTETSU : Dix sages du haikai. Les dix immortels, les plus célèbres, les poètes les plus connus d’une certaine école. Dans l’école de Bashô, ou « Shômon », ces poètes incluaient Enomoto Kikaku, Hattori Ransetsu et Mukai Kyorai.

HAIKAI NO RENGA : Renga comique. À l’époque de Bashô, ils désignaient des renga vulgaires, terre-à-terre, remplis de satire et de jeux de mots, ce qui constituait le mode dominant de l’époque. Quand Bashô palait de son oeuvre, c’est le terme qu’il employait. Cependant il éleva, de son vivant, ce genre vers de nouveaux sommets.

HAIKAIKA : ou hikai no uta. Poèmes de la dix-neuvième section du Kokinwakashû auxquels on donne ce nom parce qu’on leur trouva des manques ou des excès de langue ou de conception. C’est l’origine du concept et du mot « HAIKAI ».

HAIKU : Un verset de haikai. Haikai à l’origine signifiait un verset pris dans un renga, mais à la fin du XIXè siècle, Shiki inventa ce terme de « haiku » comme synonyme de hokku – le verset initial. De là vint l’idée que le haiku devait posséder les éléments du hokku : un kigo et un kireji – mais le plus important était le lien d’images entièrement à l’intérieur du poème sans dépendre des connections avec d’autres parties du poème pour élaborer une pensée complète. Un haiku devait également inspirer, édifier, être profond, et indiquer la saison dans laquelle il était écrit. Des poètes modernes sont retournés vers l’écriture des haiku, dans le style et la tonalité, comme s’ils avaient pu être une strophe de n’importe quelle partie d’un renga. En japonais singulier et pluriel sont les mêmes.

HAIRON : Essais et traités sur la théorie du haïku, sa pratique et son canon. Appelé aussi HAISHO.

(à suivre : HANA NO KU…)

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