Archive for mars 2014

Citations diverses – 3) P-L.Couchoud, R.Maublanc, Shokusanjin, Manet.

15 mars 2014

…/…

Paul-Louis Couchoud :

(Le haïkaï) « C’est le genre littéraire d’où la littérature est le plus complètement exclue. »

« L’abstrait en est éliminé. »

René Maublanc :

« Loin de toute littérature et de toute vaine éloquence. »

« Sincérité totale, haine du verbalisme, rejet de tout artifice oratoire. »

Shokusanjin
:

« Peindre des gens ordinaires, peindre ce qui est proche, voilà qui est difficile (…) des choses de la vie quotidienne, avec leurs formes et leurs mouvements. Là, on ne peut pas tricher. »

Manet :

« Je rends aussi simplement que possible les choses que je vois. »

(à suivre…4) auteurs divers)

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Citations diverses – 2) Shiki

15 mars 2014

…/…

« Il importe de ne recourir à aucune ornementation, à aucune exagération, mais de simplement décrire la chose telle qu’on la voit. »

« Utilise des images vraies et des imaginaires, mais en préférant les vraies. Quand tu te sers des imaginaires, tu obtiens de bons et de mauvais haïkaï, mais les bons seront très rares ! »

« Tu remarqueras que les haïkaï communs ne sont pas clairs, mais l’artifice les a tordus. »

« Supprime autant que tu le peux les adverbes, les verbes et les chevilles. »

« Les haïkaïs ne sont pas des propositions logiques, aucun raisonnement visible ne doit y affleurer. »

« Lis en toute occasion tous les livres de qualité sur les haïkaï, médites-en les notions justes, et les fausses. »

: Shiki

(citations à suivre : d’autres auteurs…)

Citations diverses – 1) Jules Renard

15 mars 2014

Je me soupçonne d’alzheimeriser un tant soit peu, d’avoir déjà posté ces citations, il y a quelques années, au début de ce blog, mais je ne peux résister – sous la pression ! – à vous les faire – à nouveau ? – apprécier :

De Jules Renard, tout d’abord :

« De presque toute la littérature on peut dire que c’est trop long. »

« Lamartine rêve cinq minutes et il écrit une heure. L’art c’est le contraire. »

« Pour décrire un paysan, il ne faut pas se servir des mots qu’il ne comprend pas. »

« Réduire la vie à sa plus simple expression. »

« Il faut aider le public avec de petites phrases banales. »

« À quoi bon chanter que l’arbre est habité par le Faune ? Il est habité par lui-même. L’arbre vit. »

(à suivre : citations d’autres auteurs.)

Haïkus, etc. de Py – mars 2014 – 1/2

15 mars 2014

°

Plus il y a de chiens, plus il y a d’os.

Les os sous le pont coulent
Les aulx sous le pont coulent
les zoos sous le pont coulent
les eaux sous le pont coulent

°

une fois le froid sous les fesses passé,
attendre (20 minutes)
le prochain train

; le quai long de monde

°

un gant gris
sur une marche grise

– Que dit-il ?

– Je le laisse

°

De
haïku, taiji-quan, zen,
l’esprit-Un

°

Orly –
Au-dessus des pendules de la tour,
les aiguilleurs du ciel

°

Une dame à son amie :
« Viens, on va faire le trottoir »
– mars ensoleillé

°

Après la Saint-Valentin
(…)
(…)

°

matin de mars
sur les ailes blanches
de la pie

°
(Ancien:)

À l’accueil
de l’établissement,
trois grasses.

°

La gazette des rois

°

un magrouilleur

°
(Senryû :)

Sarko – l
Cass’roles

°

ce soir sur la table
le jus de soja a sauté :
patte d’ours

°

un gros avion
déborde de la brume
– pollution de mars

°

mon clignotant
au même rythme
que le marteau de l’ouvrier
– porte de l’immeuble

°

marronniers rognés

taille moignons

(À propos de W. Lambersy : Le mangeur de nèfles, éd. Pippa, 2014.)

°

(Kyôkus :)

Simplifier, toujours,
vers le plus grand « naturel » *
possible

* de la découpe des vers, des rythmes, des mots et de leur agencement…

Écrire des haïkus
qu’on ne puisse pas plus simple(s)

Dire moins, dire mieux.

Ceux qui veulent
absolument
faire preuve d’originalité
usent souvent d’artifice(lle)s !

Artifice(s), Assez !

(N’en déplaise aux « alambiquets »,)
plus c’est simple, plus c’est naturel,
plus je kiffe !

Le haïku nu !

La plus grande vertu
(dans l’écriture du haïku…) :
la simplicité,
l’absence de contorsions


ou :

la simplicité,
l’absence de contorsion(s),
le haïku nu

°

Malgré la pollution
les oiseaux aboient
– aube de mars

sur le quai
une va(tri)poteuse…
– aube de mars

°

du coin de l’oeil
(…)
(…)

°
(kyôku :)

Donner
le moins de clés possible
au haïku :
que le lecteur
trouve ses clés !

°

Nappy birthday !

°
(Kyôkus :)

d’un recueil de haïkus
le ronron 5/7/5
: somnolence inévitable !

L’imaginaire
au désservice
du haïku

le haïku sur le feu
L’huile sur le feu du haïku
Feu le haïku !

Je lis un recueil
de haïkus 5/7/5 :
l’esprit m’en tombe

Donnez-nous,
ô haïku (5/7/5)
notre ronron quotidien !

on se lasse, hélas
du 5/7/5 qui monotone
endort

Pédaler dans la somnole…

haïku 5/7/5,
haïku tsé-tsé !

le monotonneau 5/7/5 !

l’assoupissant 5/7/5

Réveillez le haïku
de son ronron
5/7/5 !

Le 5/7/5,
est-ce
« l’inertie bourgeoise » ? *

* cf Artaud, in Van Gogh le suicidé de la société, L' »Imaginaire-Gallimard, 2001, p.26.

Le haïku 5/7/5
c’est un peu comme les
« Monuments Men »
en vert caca-d’oie *

* : affiche d’un film, mars 2014.

°

Il fait sa disparition…

°

Ides * de Mars –
un Père Noël toujours en escalade
sous un balcon

* : 15 mars, mai, juillet, octobre ; 13 janvier, février, avril, juin, août, septembre, novembre, décembre (: calendrier romain)

°

D’où t’en viens-tu,
petit insecte,
où es-tu né ?
où t’en vas-tu ?
– mourir dans une goutte d’eau
de mon lavabo ?

Le minuscule insecte
n’a pas survécu
à la goutte d’eau
du lavabo

°
(Kyôku :)

5
7
5

é
cul
é

°

l’apex, l’antapex,
l’apogée, le périgée *
: heureux de mots neufs !

* : p.294 de L’Éveil des sens, du Pr. Jon Kabat-Zinn, Pocket 14424.

« Ne pensez pas…
Percevez !… »

« au-delà de la pensée,
en dessous de la pensée,
avant la pensée » *

* : p. 294, op. cit.

°

Printemps de la poésie à Chinon :

14 mars 2014

Bonsoir !
Dans le cadre du printemps des poètes, cette communication :

« J’ai lu, J’élis  » est un prix de poésie pour lequel 4 recueils sont à découvrir et pour lesquels il faut voter
Cette année la 4 recueils sont : Bulles de musiques / Daniel Py / Pipa
Choses vues / Thierry Horguelin/ l’oie de cravant
Passager de la poussière / J.Louis d’Abrigeon /Atelier du hanneton
Marche le monde / Jacques Fournier / Corps puce
C’est avec plaisirs que nous accueillerons.

Virginie Vernet

Bibliothèque Chinon – CC Chinon Vienne & Loire
24, place du Général de Gaulle
37 500 Chinon

02 47 93 53 45
vernet.v@hotmail.fr

Compte-rendu du 87è kukaï de Paris :

9 mars 2014

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 87 du 8 mars 2014.

En présence de 15 personnes (dont trois nouveaux : Myriam, Lise-Noëlle et Kosuke), 33 haïkus ont été échangés.
20 haïkus ont obtenu une ou plusieurs voix.

°

Avec 4 voix :

printemps parisien / au balcon de la voisine / le bleu des pensées

: Roselyne Fritel ;

restaurant exotique – / faisant le tour des tables / un cancrelat

: Michel Duflo ;

stage d’épée – / sur le sol de la cour / un lombric

: Daniel Py ;

Versailles – / sur le bras du SDF / un tatouage fleur de lys

: Minh Triêt Pham.

°

Avec 3 voix :

avant de m’ouvrir / le vieil ami presque chauve / se peigne avec soin

: Roselyne Fritel ;

bientôt le printemps / le son de sa canne / ponctue le temps

: Cécile Duteil ;

Derrière sa blondeur / l’ombre / d’une moustache noire

: Leïla Jadid ;

Retour du printemps – / Le coq de la voisine / fait ses gammes

: Isabelle Ypsilantis ;

silence – / mon nouveau / compagnon

: Valérie Rivoallon ;

sur l’immeuble d’en face / je regarde mon passé – / fenêtre éclairée

: Philippe Bréham.

°

Avec 2 voix :

Les cygnes quémandent / aux portes des maisons / Loire en crue

: Danièle Georgelin.

°

Avec 1 voix :

Au bleu du ciel / le gris de la tourterelle / se marie.

: Patrick Fetu ;

banc de l’église / le gamin béat / sa petite voiture à la main

: Cécile Duteil (d’après une peinture d’Agim Sulaj) ;

cirque ambulant – / le pantalon léopard / de la dompteuse

: Michel Duflo ;

Écume rosâtre / Mise en scène du printemps / sans scénario

: Kosuke Kawasaki ;

Hiver sans neige – / Des sous-bois tout blancs / de perce-neige

: Danièle Georgelin ;

Il badine toujours / La vie est plaisanterie / Et meurt de froid aussi

: Hiro Hata ;

« L’oiseau de feu » : / dans les coulisses du théâtre, / un pompier

: Daniel Py ;

P4 / Premières bouffées / … et des larmes

: Patrick Fetu

Saint-Valentin – / les nuages flirtent / avec la lune

: Valérie Rivoallon.

°

Pendant le tensaku (« ré-évocation », voire ré-écriture de haïku(s)) ont été discutés – « retravaillés », avec l’assentiment de leurs auteures :

Matin d’hiver / sur la neige blanche / quelques perles rouges
, de Leïla Jadid ;

Avalon – / Dissipation des brumes sur le lac, / Regard émerveillé de Morgane
, de Myriam Rouxel, et :

Violente tempête – / Écroulement du lilas / Sous le poids des sapins
, de Myriam Rouxel également.

°

Kosuke Kawasaki (membre du France Kukai) nous a fait part d’ateliers de haïku organisés par Christian Faure – et lui-même, chaque 3ème samedi du mois à 15 heures au restaurant Osmoz, 33 rue de l’Ouest, 75014 Paris. On peut consulter également sur le site « onvasortir.com » en date du 15/3 (= samedi prochain !) à 15 h : « haïku par Kirus ». Un ginko (une marche assortie d’écriture de haïkus) doit se tenir prochainement dans Paris. Kosuke nous en tiendra prochainement au courant ! – Merci à lui, à eux !

°

Il a été décidé d’avancer l’heure de notre kukaï d’une autre demi-heure. Dorénavant, nos réunions auront lieu à 15 h 30 !
Notre 88è kukaï de Paris aura lieu donc le 12 avril prochain à 15 h 30 !

Merci !
et à très bientôt !

Daniel

°

Article d’Éléonore Nickolay pour la revue allemande « Sommergras »

2 mars 2014

Notre amie Éléonore vient de me faire parvenir sa traduction de l’article qu’elle va publier au printemps dans la revue allemande « Sommergras ». Je ne peux m’empêcher de vous le faire partager. Je la remercie pour ce travail supplémentaire de traduction en français, pour nous ! Voici :

°°°Le kukaï Paris, constant dans le monde français du haïku

Le kukaï de Paris se déroule depuis sept ans, un samedi après-midi par mois au Bistrot d’Eustache, à côté des Halles. Au succès dans la durée de cette compétition amicale entre haïkistes contribue certainement la manière modérée et organisée de son animateur Daniel Py : musicien classique, professeur de hautbois, co-fondateur de l’Association française de haïku (aujourd’hui Association francophone de haïku), poète renommé de haïku, traducteur de nombreuses anthologies de haïku et d’essais sur le haïku. En plus de l’animation, Daniel rédige, sur un blog spécialement créé à cet effet, soigneusement le compte rendu de chaque kukaï. Ainsi sont publiés mois par mois, depuis février 2007, tous les haïkus choisis.

La bienveillance et la non formalité du groupe peuvent également expliquer la longévité de l’évènement. Participants réguliers ou occasionnels sont les bienvenus. Il n’y pas de « star- système ». Devant le haïku, nous sommes tous égaux.

Chacun apporte trois inédits. Après installation autour de la grande table de billard, recouverte pour l’occasion d’une épaisse nappe, les participants, (une douzaine en moyenne) se présentent brièvement. Ensuite, Daniel distribue trois cartons à chacun pour y inscrire ses trois haïkus. Après, il les ramasse, les mélange et les redistribue. Afin de préserver l’anonymat, chacun recopie les trois haïkus reçus sur une feuille. Et puis, le silence tombe. Nous lisons, l’une après l’autre, chacune des feuilles et notons nos haïkus préférés sur une autre feuille.
A la fin de la lecture, chacun refait une sélection finale de trois haïkus qui sont, ensuite, lus à haute voix. Daniel comptabilise les haïkus élus et nous communique le nombre de voix. Puis, les votants sont invités à commenter leurs choix. Après, l’auteur se dévoile.

Mon premier kukaï du 16 novembre fut exceptionnel, puisque dans la matinée s’était tenue l’assemblée générale de l’Association francophone de Haïku.
Le conseil d’administration, arrivé de toute la France, et d’autres membres de l’association n’ont pas manqué l’occasion de se rendre au Bistrot d’Eustache. Dans la petite salle à l’étage qui grouillait de haïkistes, Daniel Py a compté 31 participants. Ce jour-là, 32 haïkus de 24 auteurs ont obtenu une ou plusieurs voix.

Le haïku gagnant, avec 5 voix, fut celui de Jean-Claude Nonnet :

feuille jaune
glissée entre seuil et porte
un mot d’automne

Le moment où l’auteur raconte l’origine de son haïku est particulièrement captivant et parfois même émouvant.

Danièle Duteil, par exemple, s’était inspirée du récit de son époux Michel. Il avait déraciné une souche devant leur maison avec une telle peine que l’on aurait dit qu’elle se défendait comme un être vivant. Son mari en était presque à regretter son acte violent.

terre noire
de la souche qu’on déracine
la sève bleutée

Trois voix pour ce haïku.

Michel Duteil eut quatre voix pour le sien et en passant, on apprit le déménagement de la famille.

piles de cartons
trouver encore la place
des souvenirs

Dans la famille Duteil, il y a aussi la fille !
Trois voix pour le haïku de Cécile Duteil, sur la catastrophe aux Philippines :

décombres
portée par les eaux boueuses
la poupée sourit encore

Egalement, deux voix pour son haïku sur son petit neveu. Son amour pour le premier enfant de son frère et son étonnement face à ce petit miracle sont palpables :

un trait au feutre
traversant sa joue
premiers coloriages

Le soir, c’est à contre-coeur que je quitte le bistrot et ses sympathiques haïkistes. Dehors, il fait nuit et les passants se croisent en vitesse. Le vieux clochard à côté de l’église St. Eustache, à qui j’avais donné un euro avant le kukaï, a disparu.

SDF –
pauvre chat
dit la dame

Mon haïku avait obtenu deux voix. Pourtant, j’aurais préféré ne pas avoir à entendre cette réflexion sans cœur.

Dans mon train de banlieue, je commence la lecture de la première anthologie du Kukaî Paris, datée de 2010 (: La Valise entr’ouverte, éd. Unicité) . Des 45 premiers kukaï, Paul de Maricourt et Daniel Py ont sélectionné 149 haïkus de 37 auteurs.

A la page 72, je lis un haïku de Gwenaëlle Laot:

Une odeur de crêpes
dans la valise entr’ouverte
retour en douceur

Mon train s’arrête. Je suis arrivée chez moi. Je suis arrivée dans le monde du haïku.

°°°

Prochain kukaï de Paris samedi 8 mars 2014

2 mars 2014

Bonjour !

samedi prochain, 8 mars 2014, aura lieu notre 87è réunion du Kukaï de Paris, à 16 heures, au bistrot d’Eustache, 37 rue Berger, 75001, Paris (Métro Châtelet-Les Halles)
Venez avec deux de vos haïkus, que nous partagerons.
Un tensaku (« re-travail » commun d’un/de plusieurs haïku/s – sur la base du volontariat – ) s’ensuivra !

bonne semaine à vous, en attendant !

amicalement,
Daniel

Haïkus, etc – Py – février 2014

2 mars 2014

°

Aïe ! / coude- / bureau

Févriller / Fève, riez ! / Fèv-riez ! / Févrire // (ouv riez ??)

(Ancien :) / tous les sièges claquent / en se relevant (-) / station gare de l’Est

d’un haïcoup d’un seul

Qu’est-ce que c’est cu-cul ! / : la poésie de Demy / Jacques à Rochefort !

feuilles blanches / sur le gazon – / début d’an chinois

Ils nous font chier * à rester dans leurs 5/7/5 comme des sprinters dans leurs starting-blocks !
* : ces organisateurs de concours de haïkus, ces éditeurs de revues (de haïkus)… (en 2014 toujours (tambien !)

sortant du cratère du Fuji-yama / un nuage ; / pentes verglacées

« (R)amollir les montres » / les montres chewing-gums / les montres élastiques

le broleil sille / les oisis sofflent / Nouvel An Chinois

l’an sur l’autre : / des nouvelles chaussettes / au marché

un nuage / dérive dans le ciel bleu / parapente

les viols de(s) gambes

fin mars / les mots traversent la page / avril

le forceps / du temps // forceps / le temps

la tranche / de la lumière / couteau

entre pare-choc / et carrosserie / un nounours // ( : véhicule municipal, Orly, 3/2)

basculant / dans l’an / du Cheval de Bois

(bascule / à l’an / du cheval de bois)

tracer un (grand) arc-en-ciel / pour aboutir à la grue blanche / qui déploie ses ailes // (: taiji-quan)

ses jambes / interminablaient

Partir au quart de trou

Aller plus lion

Grandit la joie / à l’approche de la Libération / – du travail

(Ancien, Paris :)
/ je levai les yeux / vers la rue du Jour, / la nuit tombait

fin des soldes / il décolle péniblement les lettrines / de sa vitrine

au bout d’une branche d’arbuste / un sac Netto / cueille le vent

Noyer le poison

(Pour Chr. Jubien :) / debout sur ses pédales, / appuyé au vent

Retrancher, c’est ajouter. / Retrancher des mots, c’est ajouter du sens (en haïku) / (- jusqu’où ?…)

(Ancien :) / Ma fille / imitant les poules / nous fait rire / plus qu’elles ! // (cf Issa, 1669 : « l’enfant qui l’imite / est plus merveilleux / que le vrai cormoran »)

un gobelet / dilue son café / – ballast

Une scène (un instant) / t’a frappé / : haïku

(Vivre dans…) / une douce hébétude // hé bé ! // bêê bêê // …

bénéficier / fessiébiner

Hiver – / les portes du train s’ouvrent / le froid monte

gare – / dans l’escalier mécanique / monte (aussi) / l’odeur des croissants

chemin-de-fer = convoi de table (?)

(Saint-Valentin-) // (dans) le train le matin : / seule conversation / les feuilles des journaux

(Ancien, Reims :) / derrière lui / les mots de la mendiante / retombent sur le trottoir

parfois une rose / parmi toutes les taches blanchâtres / chewing-gums de trottoir

hiver / les oiseaux pépient / la terre s’inonde

un nabot-parleur…

(ce trop-parleur, un loquace-couilles !) / (: 2007)

un étrond

317 / 312 / 303 / 305 / 304 //306 / 310 / 314 / 315 / 312 // km/h,;: à 20h01, // – Saint-Valentin

fin des soldes / un mannequin bradé / à 50 euros

(Saint- Valentin / un mannequin soldé / pour 50 euros)

Saint-Valentin / je déclare ma flemme

Saint-Valentin – / sans s’embarrasser / s’embrasser

Saint-Valentin… / détour

du bas de l’escalier / je vis le haut de son bas (droit) / et le début (blanc) de sa cuisse / – Saint-Valentin

Lire / pour vivre parfois / des sautes de côtes / ( : ainsi d’Éric Chevillard…)

Qu’aurai-je perdu de plus dans cette vie ? / : des parapluies, des gants, des bonnets // (cf : É. Chevillard, p.142, in L’autofictif en vie sous les décombres)

ici pissa / aussi souvent qu’il (le) put / cet admirateur d’Issa

ici pissa / – nul trou dans la neige – / un admirateur d’Issa

le lampadaire / éclaire l’intérieur de l’arbre / – mi-février

stage … / … / …

Peu de mots / mais justes !

« L’oiseau… / … / …

« D » : / corps de théière, / « P » : / son anse accolée

Le(s) rhinocéblanc(s)

10 heures moins 11 : 1er étage / 1(3) heures 20 : 2ème étage / : foyer de personnes âgées

Les pendules finissent toujours par s’arrêter / Les objets immobiles / Les personnes disparues

(Anciens : 31/10/11 :) / ((tout à coup)) / il suffit d’une pomme / véreuse / pour confondre le ciel

trois vers / maçons / où le silence / est (le) ciment

faun-klorique

Le senryû, / c’est la comédie humaine / en miniatures

Il dit la rité

L’hilavérité

citant Voltaire / qui dit que ceux qui citent / sont paresseux penseurs, / l’arroseuse / ainsi s’arrose

L’intimidité

°°°

Haïkus, etc. de Py – janvier 2014

2 mars 2014

(Hiver) 2014, l’année Rameau

le nid ouvert / vers le ciel / – janvier

rhumatismes / ses silences se posent / sur mes doigts

drôles de drones : / des libellules en plastique / au-dessus des pensées / – jardins municipaux / du Nouvel An // (Vitry-s-Seine)

en bas d’un poteau / l’affiche froissée / de Zorro

après les huîtres du réveillon, / des coquilles dans ses haïkus

Monsieur Rodin, l’âme de la pierre

La nuit va s’achever : / les poubelles sont de sortie

(Kyôku au papa pâle :) / haïku de volant / à gauche, haïku de volant / à droite : papa pâle !

Jouer à haïku vole ?

haïku voletant / lourdement…

haïkus-chauves-souris / : bas de plafond ?

Arrêt indéterminé / le train a heurté / un chevreuil

sur le banc / un moineau / un moment / s’intéresse à moi // ( : Place H. Bergson, 75008 )

la veille – le matin / la pleine lune de janvier / dans un autre coin du ciel

(Ancien :) / « J’suis pas loin, / j’suis au Peyrou » / , dit-il dans le parc, à Montpellier.

réunion pédagogique – / les mains de la directrice / (volent) dans un rai de soleil

un slip sur la tête : / une culotte crânienne

une calotte crâneuse

murmur(e) : / l’écho de la pierre

murmures de rumeurs : / voilà-t-il pas / ce qu’entendent les murs ?

(cf Sept. 05):) / silence – / un mur parle / quelquefois

ces silences / si parlants ! / …

praître

invithé

une goutte pend / du nez du vieil homme / rayon primeurs

(la) musique muette / d’un trombone / sur le trottoir / ce matin

les échos liés…

répondre du tac au tic

(répondre / du tic / au tac(-le))

dans la cour de l’école / des gamins jouent / au verglas

Attention à ne rien / publier dans le train / (était-il presque écrit)

les tours d’incinération / le ciel gris

L’esquive, c’est / laisse qui veut t’attaquer / … parade

d’un hiver / à l’autre / le nid / dans l’arbre

(le nid / dans l’arbre / d’hiver / en hiver)

les pentes / absolument parallèles / du rire / des jumelles

(le même / rire / des jumelles)

la concomidanse

Le haïku spontané, un haïku de grâce.
Le haïku de tête, qui peut être (aussi / surtout ?) un haïku de pieds
(Le haïku de pieds est très souvent un haïku de tête)

(Dégonfler les baudruches du haïku !)

(RER -) / Déchéance / ô homme, qu’es-tu devenu ? / déchet / ambulance…

elle / entre dans le métro / le froid

chérisson

la vis / la vise

rond / un plastique rose / dans l’arbre d’hiver

°°°