‘Haiku poésie du zen’ éd. P. Picquier

« Le moins l’emporte sur le plus » (Haiku). sentiment exacerbé de la réalité – dimension réaliste du haïku – observation clairvoyante de la vie quotidienne

union – d’instant en instant – avec l’existence
. (: zen)

une perception pleine et entière de l’instant – être ici et maintenant.

L’instant du poème devient un espace d’intensité absolue. L’image décrite par (le poète) vit de sa propre vie. L’art du haïku consiste à concentrer la réalité en un seul et unique moment, qui piègera poète et lecteur dans le partage d’une même expérience. – rencontre foudroyante – restitution de moments que la prose ou la logique échouent à décrire. – art émouvant de l’insaisissable – forme à la beauté stupéfiante – sorte d’instant-poème (de la durée d’une respiration humaine.) Rester coi (de ravissement) : l' »Ah-té » – L’objet nous a saisis, il nous happe et emplit notre conscience de ses formes, de ses couleurs, de ses ombres et de ses chatoiements. Le temps d’un instant fugitif, nous percevons une structure et un sens que nous n’avions jamais éprouvés auparavant. Restituer pareil instant, telle est précisément l’intention du haïku. La poésie du haïku est la restitution d’une expérience et non son commentaire… Chaque mot du haïku est une expérience. C’est bien la fraîcheur qui apparaît comme l’essence du haïku, en ce qu’elle est créée par l’immédiateté de la sensation.

L’expérience du haïku repose sur trois éléments – où, quoi, quand – combinés – lieu, objet et temps si unis
, immuables qu’ils font naître chez le lecteur une sorte de nirvâna.

Printemps :

Assis en silence
sans rien faire
le printemps vient
et l’herbe pousse d’elle-même

: Oshô.

un seul pétale
choit du cerisier
silence de la montagne

: K. Tanemura

flammes vacillantes
je m’agenouille auprès du torrent
pour boire les étoiles

Ch. B. Dickson

une fois la lampe éteinte
les étoiles fraîches
sont entrées par la fenêtre

: N. Soseki

un arc-en-ciel brisé
éclabousse le ciel sous les nuages
avec la quiétude d’une cathédrale

: J. Kirkup

« des lucioles en vol »
aimerais-je dire à quelqu’un
mais je suis seul

: Taigi

où l’on trouve des humains
on trouve aussi des mouches
et des Bouddhas

: K. Issa

Automne : (p.38) (895.61 Mm).

°°°

Publicités

Étiquettes : ,

Une Réponse to “‘Haiku poésie du zen’ éd. P. Picquier”

  1. Philippe Quinta Says:

    Oui, oui, oui

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :