Seisensui et Hôsaï – Stephen Wolfe, dans « windows », 1977.

N’ayant pas retrouvé dans mes publications sur ce blog le chapitre concernant Hôsaï et Santôka, je le publie ici. Il a sa place entre les chapitres « La vie de Ozaki Hôsai » et « Hôsaï et Santoka » dans l’essai de Stephen Wolfe (1977) intitulé « Fenêtres » (« Windows », A selection of free-form haïku of Ozaki Hôsaï), dont vous pourrez (re)trouver le reste de ma traduction, publiée précédemment sur ce blog… :

Seisensui et Hôsai

« Pour comprendre entièrement la poésie de Hôsaï, il est essentiel de connaître quelque chose à propos du poète qui eut une grande influence sur lui : Ogiwara Seisensui (1884-1976 ?). Le disciple innovant de Shiki, Hekigodô, fut le professeur de Seisensui. Ce fut Hekigodô qui le premier se détourna du chemin de haïku traditionnel d’orientation-Buson, et instaura les changements dont on parlera en détail dans la section sur le haïku de forme libre. En 1911 Seisensui commença la publication d’une revue de haïku appelée Sôun. C’était un magazine révolutionnaire qui publia nombre de versets expérimentaux de Hôsai. En 1912, première année de l’ère Taishô, Seisensui se sépara de Hekigodô à cause du « kidai », les références saisonnières. Seisensui croyait que le kidai (appelé parfois « kigo ») n’était pas nécessaire pour composer des haïku. Hekigodô ne voulut pas accepter cette notion et ils prirent des chemins différents.
Seisensui était un critique littéraire prolifique, un théoricien de la poésie et du nouvel « ordre » du haïku. Cependant on est d’accord pour dire que ses critiques et ses théories importent plus que sa propre poésie. En tant qu’éditeur de « Sôun », il ouvrit au haïku un nouveau monde expérimental qui s’étendit rapidement pendant l’ère Taishô, au Japon.
Seisensui, à la différence de Hôsaï, vécut une vie confortable et sécure. Sa poésie est d’un contenu relativement traditionnel, et n’a pas le punch nécessaire pour soutenir ou justifier le changement radical de la forme du haïku. L’influence de Seisensui, en termes de forme, cependant, se maria par d’intenses visions poétiques avec l’œuvre de ces deux poètes : Ozaki Hôsai et Taneda Santôka. »

Stephen Wolfe (trad. D. Py)

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