Haïku, etc. de Py – fév. 2012 (2/2)

°
(rêve :)

Nous sommes la conscience pianiste de l’île

°

une bulle de savon,
une grille
: deux bulles

°

dans la feuille de l’âge

°

Osez vous effacer…

Desquamer
le haïku
du trop de soi…

°

la rousse
qui dort dans le train
redresse périodiquement
la tête
– puis s’appuie sur son poing

°

zéro lion
l’érosion

°

un ami mort ce matin –
me fil-dentairant les dents
ce soir

un signe de croix
avec de l’huile
sur la salade –
la mort d’un ami

sur le ventre des morts
mangent les vivants
– l’adieu à l’ami


(rêves :)

Rendez-vous « Aux Mailles » :
le rade où il aimait écluser…

– je menottais un tronc d’arbre.

°

sur le parvis de l’église
de nombreux bruits de baisers :
l’adieu à un ami

(: Jean C.)

°

éclats de verre
le trottoir gris

°

le nom de son amant
sur toutes ses lèvres…

°
(Ancien :)

me demandant son chemin :
ses si jolies gambettes
avenue Gambetta !

°

au pied de la mangeoire
autant de bouts de pain
que de pigeons

°

une carcasse de voiture
une barre d’immeuble
– dimanche de février

°

dans les branches
de l’arbre hivernal,
quelques petits nuages

°
(À Patrick Fetu – d’après son haïsha « Matin silencieux » -)

le poids de la neige
sur le silence
du matin

°

elle a toujours
mené la bar(a)que

/

mené la bar(b)(a)que

°

Sarkozy de Nagy-Bocsa *
« candidat du peuple » :
quel superbe oxymoron !

(cf : http://sarkostique.over-blog.com)

* Sarkozy de S’agite-Boxon (?)

depuis trois jours en campagne
mais déjà une overdose
(cathodique)
de sarkocaïne

°

une écriture – dynamique
DE MONTRES – d’école

°

après la pluie
grand-père part
chasser l’escargot

au jardin l’escargot
ATTEND N’ATTEND PAS
la fin de la pluie

Nous sommes ceux qui
naissons de l’orage

l’escargoéland

(= un monstre tautologique (?))

de même,
le jeu de go
est lent

°

contre la vitre du train

(= haïku monostiche heptasyllabique au nombre d’or (: 2-3-2))

°

pinici
pinailleurs

°

franchissant
le premier quart des
1012 poèmes de Bashô,
février 2012

°

écrire, c’est
vider le bol

écrire, c’est
se vider le bol

écrire cesse :
vidé, le bol !

°

sur l’air de
« Ah, les p’tit’ femm’
les p’tit’ femm’ de Paris ! »
(Antoine entonne –
Non : c’est Patrick !)

Patrick entonne :
« Ah, le kukaï,
le kukaï de Paris ! »

°
(Sous Sarkozy :)

Faudrait pas que
Sarkommence !
Faudrait pas que
Sarkontinue !

Ne plus lui permettre de continuer
son (/ sa) Cirkozie !

une circose
de Sarko

une nécrose

(Faire une cirrhose sarkonique)

Ses effets de manche
de pioche…

détournements de son slogan :
« La France Morte »
« La Finance Forte »

: sur Sarkostique.over-blog.com

vite
(se) débrancher
/ décrocher

Sa(r)kro-de/le-boucher !

l’éminence (g)risible
: le gros-t-esque (?)

l’arracheur de dents (« Sarkomenteur »)
le P-austère (Pos(t)e(u)r)
l’Égée-manie(ur) (grec)

sa monomanie : le fric

Sarko,
l’entubeur
cathodique (/ méthodique)
de première (classe)

°

ronflement(s)
le sommeil
s’envole

°

(la télé :)

ce matin
ce midi
ce soir
cette nuit :
la Cirquozie !

Bienvenue en Sarkocaïnie !

le grand (?) risible permanent

le bon de l’affaire :
qu’il gave grave,
qu’il sature pur,
pour qu’on l’éjecte sec !

Sarko 1er :
l’envahisseur
cathodique !

qu’il se tire une balle dans le pied !

(je me tirai une belle – le pied !)

°

Ne pas se p(r)endre aux mots !…

« jubilation » : joie vive et expansive
« jubiler » : éprouver, manifester une joie très vive.
(: Petit Larousse Illustré, 1983)

Pour sortir des « relations-mitraillette »
(: « tu-tu-tu-tu-« )
(re)lire Jacques Salomé.

°

M’enfonçant
dans la forêt de poèmes
aux 1012 essences *
(21/2/2012)

* de Bashô

°

« La France Forte »
: d’une force
de (petite) frappe ?

°

Qui entend
les plaintes
des plantes ?

La scie crie-t-elle ?

°

la mer
/ la mère
aboie

°

le petit filet rose
qui s’élève de la cheminée –
la traîne blanche de l’avion

°

au soleil du tgv
l’écran de son ordi
plutôt dégueu

°

« PLOC »
perdrait-il
une L
pour devenir « POC » :
« Parti des Objecteurs de Croissance »
?

°

renversant,
ce que ce siège a bu
à ma place !

°

sous (le) Buisson *
(l’épine) le Pen ?

* : gourou sarkozien

Sarcoule

Trafliquer

°

Lent traînement…

Allant traînement…

en traîné…

°

les amoureux transi(toire)s…

°
(duilien :)

un avion s’écrase sur la ville
une grenouille saute dans la mare

(d’après : « la mouche qui pète »…)

°

RER
je la vois
en haut
en bas
elle croise les jambes

la belle-à-coeur-bleu

°

Michel-Ange
ou Mozart :
À Tourcoing
Sarkozy
se compare

: le cuistre de Jupiter(ne) !

°

Manifestations
contre l’essence chère :
ça chauffe,
quartier du Chaudron *

* : Île de la Réunion

°

l’épingle du « je »…

°

la vache à l
ait :
l’auto mob-
il(e)

la vache à l
(l’) automo
bill *

* : (en angl. = la facture)

°

« – Tu m’éviteras
quand tu te marieras ! »

(: d.)

°

Rouge neige
: – Phoqu ! *

( * cf : « – fuck ! »)

°

Il a mis sa ptit’ calotte…

°

les épées de bois
des oiseaux dans l’arbre
– aube de février

le jour
et les arbres
émergent du brouillard matinal

– la beauté du paysage
m’éveille

tel bouquet d’un vase
les arbres émergent
du brouillard

la montagne se déchevèle
, crêpe ses nuages

le blanc naît
en silence

°

les marteaux (feutrés) du silence

faire,
créer le silence…

silencre

Observer des mots « nouveaux »
Les regarder
En faire le tour
comme au musée
une sculpture –
pour en dégager
la/les signification/s (nouvelles)…
les sens /
l’essence
(fraîche)…

quelque écheveau subsiste
du fond de quelque val
– retenu par les branches…

entrons dans ce blanc
(de pierre)

ce blanc
d’oeuvre

: l’au-delà des mots

(: Rimbaud !)

AUTRES SOLUTIONS
est-il écrit au bord de la route
près Recoules-Prévinquières *

* : le village de mon père.

ceux qui débordent du cadre…

ceux qui peignent
(qui ne peindront jamais qu’)
à l’intérieur du / d’un cadre
pré-établi;

ceux qui
considèrent le cadre
le repoussent
le refixent
ailleurs
autrement
: qui sortent
en fait
de la « peinture »
pour sculpter
(élargir, réduire, etc.)
le / les cadre / s
(et) en proposent de nouveaux…

un premier nuage prend feu

(derrière Lapanouse, Aveyron)

rose
puis orange
(et doré)
un petit nuage de feu

(à la hauteur du château
: Séverac)

quelque lambeau de neige
encore
accroché çà et là
(vers Vezins)

le viaduc
déjà visible
(du haut d’Engayresque),

ce chantier monumental
si petit dans le paysage
(- la place de l’homme…!)

du col il se pousse
dans la descente
vers la ville

aux mille
visages
aux dix-mille

°

à ceux qui travaillent
il dit
travaillez plus !

à ceux qui ont été exclus
du travail
(par la Finance)
il dit :
mauvais citoyens !

glander plus
pour galérer moins !

Il est huit heures
Millau s’éveille
au soleil

°

Mamma(ire) Mia !

°

ah, du vrai nanan,
ce pain à la farine
de blé 110 !

°

mère à l’hôpital
dans sa maison
la pendule hésite
à avancer

(sur/de 7h 7′ et 17″ !)

mère à l’hôpital,
un tout petit moucheron
chez elle

°

Travaille, peuple, travaille,
que j’empoche ton pognon !

Consomme, peuple, consomme,
que j’empoche ton pognon !

°

douceur pré-printanière
pigeons et canards
qui barbotent

°

ce soir
entre deux étoiles,
la lune

/

ce soir
d’une étoile à une autre
la lune

°

maman (91 ans)
ne mange pas de sucreries,
ne veut pas grossir.

°

admirant le silence

silence
le soir
studieux

/

dans le silence
étudie

les oreilles pleines
de silence

/

emplir ses oreilles
de silence

l’eau qui bout
fait gonfler
le silence

le silence :
les bruits
dans sa tête…

°

du temps
pour ne rien faire

°

Haïku :
éclaircir la vue

(// raréfier les mots !)

ras-juster
ras-jusquer

(: 5/7/5 ?)

°

l’envers des corps
Saint-Pierre décore

°

haïkus – le thé froid

°

ma fille me dit :
« Assieds-toi bien, papa ! »
: bientôt 29 ans

°

guanacos* et caracaras**
: pumas de Patagonie

* : sortes de « lamas »
** : oiseaux de proie

°

ce président :
un mage
du chômage !

°

la neige s’accumule
sur le col
du guanaco

pumas en file indienne
Condor voudrait bien les suivre
jusqu’au butin !

devant l’écran
je voyage
partout :

Pumas de Patagonie

(: « Arte »)

là où je n’irai jamais :
télévision

Maman, j’ai faim
crie le petit troglodyte

mâchant
d’un côté
de l’autre
: guanaco

les nuages
s’envolant
de la montagne
(des Andes)

°

grand-père en novembre
neige en février
(?)

°
(Bashôtage :)

vieille corbeille –
un papier saute,
le bruit des mots

°

le moucheron
sur le cahier
se perd* dans mes mots

*/ disparaît

un moucheron
péniblement avance
sur le cahier à carreaux

j’écris
sur mon grand-père –
bientôt
grand-père
à mon tour !

°

ce matin
encore vivant !
(- alarme…)

°

« artificelles »
=
encore haïku ?

°

Décès
D.C.
Da Capo

°

exaspère
et
exasmère

soulever
toutes les pierres
du langage

/ de la langue

la langue creuse… creuser la langue
… la vague de la langue…
la langue se soulève… la vague
destructrice de la langue… (lan-
gue de vipère / langue de pivert)
… haïku(s) de bec… pourfendre
les haïkuistres…

°

S’a-J.T.*

(: Sarko s’a.J.T.e)

* J.T. = journal télévisé.

Sarko sage E.T.* ?

* : Extra-Terrestre.

Sarko, ça gîte
(: épaules, petits poings crispés…)

°
(Bashôtages :)

restant au bord de l’étang :
la grenouille
ou/et la lune ?

la grenouille
chante sous la lune
– bord de l’étang

°

le noeudipien

°

sonnerie de porte
« – c’est Barbara »

°

Son bilan : un Liban ?
-ta(s) ?

°

éradiquer l’esprit de lucre
/ de luxe
/ de sucre…

°

la crucifixchute…

°

au fond
de la boîte à gâteaux
vide,
trois mites
mortes

°

l’heure de l’apéro –
l’heure de la Péri* ?

* : ballet de Paul Dukas (1912)

°

(Ceux qui)
niquent ma terre !

(- Pas nique ma terre !)

°

le lent ballet
des parapentes
le long de la montagne *
– fin février

* / du Causse Noir

« Y a tout qui disparaît
avant qu’on disparaisse soi-même »

(: maman, qui ne distingue pas les parapentes.)

°

la présentatrice météo :
son profil
de carte de France !…

°

le président sortant
souhaiterait continuer
à « dégraisser (allègrement)
le mammouth »
(de l’Éducation) –
: C’est un Éducasseur° !

° pour lui, il faudrait : Éducasquer !(?)…

il a un tiroir-caisse
/ un miroir-caisse
à la place de la tête
/ du coeur
?

Sarkocasseur 1er

sarkocasse
sarkorreur

sark-veau-d’or –> Sarkor

le « règne de Sarko » :
un passage avide !/?

quand il écrira ses mémoires
ce sera :
« L’avide Sarko »
(!/?)

°

trou vaille
que vaille

°

mouche ron
de
– la tache de vin

°°°

dp.( 16-29/2/12)

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