d’Onitsura

D’Ueshima Onitsura (1660-1738) :

Un rossignol
quand il cesse de chanter
n’est rien de plus
qu’un petit oiseau vert

°

« Sans « makoto » il n’y aurait pas de haïkaï. »
Onitsura éleva le haïkaï à un niveau de véracité et de sincérité.

°

yeux d’un côté et d’autre,
nez vers le haut, vers le bas,
les fleurs du printemps !

°

Quelle est l’essence du haïku, demanda-t-on un jour à Onitsura. Sa réponse fut :
« sur le devant du jardin
fleurit tout blanc
le camélia »

°

Pourquoi
certains glaçons sont-ils longs
et d’autres courts ?

°

squelettes
tous élégamment apprêtés –
contemplation des fleurs (de cerisiers)

°

nulle part où jeter
l’eau usée du bain –
cris d’insectes !

°

je sais bien
que les pluies de mai
ne font que tomber

°

cours d’eau dans la vallée ;
les pierres chantent aussi
sous les fleurs de cerisiers

°

pour connaître finalement la prune,
utilise tout ton coeur
et tout ton nez

°

fuyant les gens,
s’habituant aux gens –
bébés moineaux

°

la véritable obéissance :
silencieusement les fleurs parlent
à l’oreille interne

°

silencieux jardin
où le camélia
épanouit sa blancheur

°

la truite qui saute
voit bien en dessous
des nuages blancs qui courent

°

brise rafraîchissante
le ciel entier se remplit
de la voix des pins

°

: Onitsura, cité in

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