Haiku, etc, – Py – juillet 2011 – 1/2

°

– Quel temps fait-il aujourd’hui ?
– Soleil
avec un nuage et demi

en doigts vagabonds sublimes

la part écrite du haïku…
… sa part non écrite

La part émergée du haïku *
seule montre.

* : « Ice-ku »

entre deux
et onze juillet
pas un mot ;
un arc-en-ciel
entre les pins

Babillé /
Atelier dessin de nus au fusain

Détourner les mots
(de leur « vieux » cours…)


(S.S.S)

Malgré tous ses coups de gueule
en l’air
– comme des pets dans l’eau –
l’insécurité
prospère…

les mots perce-blanc

« les confins blancs »

une fourmi noire
encercle le bol blanc
– onze juillet

°

Equilibrer l’encre
et le papier

Faire la part
exacte
du noir
du blanc

(: « taoku »)

le son et le silence

°

la limite inférieure du haïku :
la concentration (de l’encre…)
(de Chine, du Japon, …, de France…)

17 -> 16 -> 15 -> 14 -> …

le « précepte » de Bashô du moins de 50 % (de) formulé !…

– Que le lecteur tombe dans le vide du haïku :
le vide à la fin de l’encre du haïku *,
de la suggestion

Surtout :
ne pas tout « dire » !

« Plus encore que dans le cas du tanka, ce qui est suggéré l’emporte de loin sur ce qui est exprimé. Voilà pourquoi tous les passionnés de silence […] sont susceptibles de devenir passionnés de haïku. »
Ôoka Makoto, p. 12 de Poèmes de tous les jours, Picquier Poche, 1995.

* Equilibrer l’auteur et le lecteur,
la part de l’auteur et la part du lecteur…

°

(à J.A.) :

Le haïku c’est tout le contraire d’un auto-portrait;
c’est un négatif, à la rigueur, une image en creux (du poète)…

« Le poète, suivant en cela les règles du genre, ne s’exprime pas directement. »

Ôoka Makoto, ibid. p. 13.

la cigale tue,
le chant des oiseaux

une fourmi explore
le plat propre


(jour – rouge)

le jour se lève
sur le rouge rutilant du vélo
– pluie

une toile d’araignée
tissée
devant le rétroviseur

pédalant
de chaque côté
de la toile d’araignée

la lune
se glisse entre les rideaux
pour voir s’il n’y aurait pas
quelque sommeil
à dérober

dans son oreille gauche
une tourterelle
puis dans sa droite
une autre
– mi-juillet

la fleur de prunier
rêve-t-elle encore
de sa coupe de saké ?

(cf p.29 de Poèmes de tous les jours, Anon. du Manyôshû)

A quel moment nommer la lune ?

pleins
la lune et le cheval
dorment

°

(à suivre, 2/2)

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