Poème de mort japonais – Aki-no-Bo

°
AKI-NO-BO
(mort le 4ème jour du 1er mois de 1718)

4ème jour de l’an :
quel meilleur jour
pour quitter le monde ?

A quoi Rito, son ami venu le voir ce jour-là répondit :

Il fit comme s’il dormait
et s’esquiva,
Aki-no-Bo

Rito enterra son ami, qui vivait en moine, sans famille, en bonne et due forme.

L’authenticité de cette version a été mise en doute, parce que le poème de mort sus-cité apparut 7 ans avant la mort d’Aki-no-Bo, sous la plume de Ryoto (1658-1717).

Aki-no-Bo rencontra deux fois Bashô, en 1689 et 1690. On dit que lors de leur première rencontre, tous deux restèrent assis sans échanger un mot. A leur deuxième rencontre, Bashô dédia au moine ce poème :

Aucun signe
dans le chant de la cigale
qu’elle va bientôt disparaître

°

Publicités

Étiquettes : , , , , ,

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :