22 HAIKU d’été (+ 1 d’automne) – Blyth – p.731-742

°
(p.731)

hitotsu nuide . sena ni oikeri . koromogae

Bashô

en enlevant un
et le portant sur mon dos :
le changement d’habits

kojiki kana . tenchi wo kitaru . natsugoromo

Kikaku

le mendiant !
il a Ciel et Terre
pour habits d’été

°
(p.732 :)

koromogae ya . karasu wa kuroku . sagi shiroshi

Chora (1729-1781)

changement d’habits –
le corbeau est noir
le héron, blanc

hirune shite . te no ugokiyamu . uchiwa kana

Taigi

sieste dans la journée –
la main arrête d’agiter
l’éventail

(trad. de R. Munier, in Haïku, Fayard, 1978, p.76 :
Un léger somme –
la main s’arrête qui agitait
l’éventail
)

nikai kara . yanebune maneku . uchiwa kana

Shiki

D’en haut, faisant signe
à une péniche,
l’éventail

°
(p.733 :)

me ni ureshi . koigimi no sen . mashiro naru

Buson

contentant tant l’oeil,
l’éventail blanc si pur
de toi que j’aime tant

yamamizu ni . kome wo tsukasete . hirune kana

Issa

Je fais la sieste,
laissant l’eau de la montagne
battre le riz

°
(p.734 :)

hototogisu . akatsuki kasa wo . kawasekeri

Kikaku (1660-1707)

un hototogisu chante –
à l’aube
on me fait acheter un parapluie

hiya-hiyato . kabe wo fumaete . hirune kana

Bashô

sieste à midi :
posant mes pieds contre le mur,
fraîcheur

°
(p.735 :)

« Sans Réalité (: sincérité, fidélité à la nature, vérité,) il n’y a pas de haïkaï. »
Onitsura. (1660-1738)

motaina ya . hirune shite kiku . taue-uta

Issa

durant ma sieste de mi-journée,
j’entends le chant des planteurs de riz,
et me sens plutôt honteux

shinanoji ya . ue no ue ni mo . taue-uta

Issa

route de Shinano :
plus haut, toujours plus haut,
le chant des planteurs de riz

°
(p.736 :)

sazanami ni . ushiro fukaruru . taue kana

Taigi (1709-1772)

plantant le riz –
vaguelettes,
le vent souffle par derrière

waga kasa ya . taue no kasa ni . majiriyuku

Shikô (1664-1731)

passant,
mon kasa et celui des planteurs de riz
se mélangent

°
(p.738 :)

fûryû no . hajime ya oku no . taue-uta

Bashô

l’aube de la poésie :
le chant des planteurs de riz
dans la province d’Ôshû

okurare-tsu .okuri-tsu hate wa . kiso no aki

Bashô

prenant congé des gens,
étant raccompagné ;
l’automne à Kiso

°
(p.739 :)

yuku haru ya . tori naki uo no . me wa namida

Bashô

le printemps s’en va :
les oiseaux pleurent,
larmes dans les yeux des poissons

yabu-kage ya .tatta hitori no . taue-uta

Issa

dans l’ombre du fourré,
une femme pour elle-même
chante le chant des planteurs

°
(p.740 :)

yabumura ya . bimbô narete . yûsuzumi

Issa

un hameau retiré ;
habitués à leur pauvreté,
assis dans le frais du soir

(trad de R. Munier, Haïku, p.78 :
Hameau perdu –
habitués à leur misère
ils prennent le frais dans le soir)

mi no ue no . kane to mo shirade . yûsuzumi

Issa

fraîcheur du soir ;
ne sachant pas que la cloche
sonne notre glas



mi no ue no . kane to shiritsutsu . yûsuzumi

Issa

fraîcheur du soir
sachant que la cloche
sonne notre glas

°
(p.741 :)

 » Voir est voir directement. Hésitez, pensez-y, et vous vous êtes fourvoyé. »

Ryûtan Sôshin.

sara hachi mo . honokani yami no . yoisuzumi

Bashô

assiettes et bols
faiblement au crépuscule,
dans la fraîcheur du soir

°
(p.742 :)

yûsuzumi . abunaki ishi ni . noborikeri

Yaha (1662-1740)

fraîcheur du soir ;
grimpant sur un
dangereux rocher

tsuki to ware . bakari nokorinu . hashisuzumi

Kikusha-ni (f. 1752-1826)

fraîcheur sur le pont ;
la lune et moi
restons seules

(tr. R. Munier,Haïku, p.78 :
Prenant le frais sur le pont –
la lune et moi
demeurons seuls)

°
(à suivre, p.743)

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