AWARE de Betty Drevniok – p. 22-27

°
(p. 22)

Quelques derniers mots :

Le haïku de Makato est un « haïku-image » ; pas seulement une « jolie » image, mais une expérience-haïku.
Comme je l’ai écrit précédemment, l’expérience-haïku est réelle !
Le monde / la nature s’étend et nous touche.
On y répond avec émotion.
Il n’y a pas de mots – que le toucher, que la réponse…
Puis vous décidez de vous souvenir de cet instant…
Ecrivez-le – Ecrivez-le d’une manière spéciale, la manière-haïku – en nommant (en ne décrivant pas) les vrais détails de cette expérience-haïku de la manière même dont elle s’est produite.
Si vous examinez votre instant-haïku, vous trouverez qu’il y a une progression chronologique de l’évènement.
(p.23)
Un élément touche en premier, puis un autre se dévoile.
Dans le poème-haïku, ces mêmes éléments toucheront, de nouveau, de la même manière, mais cette fois-ci pour toucher le lecteur.
N’ajoutez pas de mots qui changeront l’expérience originelle. Si vous faites cela, cela devient une expérience différente.
C’est la « manière de mettre en mots », comme dit le vieux dicton, qui fait le haïku.
Vous, poète, devez « créer » avec des mots, afin de « re-créer » l’expérience-haïku, la réalité qui a donné naissance à votre émotion première.
Cela demande de l’habileté et du métier pour partager un un moment de profond sentiment, de vision, sans détailler cette émotion dans le poème.
(p.24)
Quelques haïkus se font aussi rapidement que se produit le « moment ».
D’autres requièrent écriture et ré-écriture…
Mais, indépendamment de la quantité de pensée mise en oeuvre pour sélectionner et arranger les mots dans le haïku, la version finale doit paraître sans effort et spontanée

Ecrire du haïku
est véritablement
de l’ART !

(p.25)
Post-scriptum pour les professeurs :

En suivant les grandes lignes du « voyage-haïku », vous tenez une méthode pour enseigner le haïku à vos élèves :
1) Après une discussion des premières pages, laissez-les « ouvrir la porte et sortir ». Emmenez-les faire une « marche-haïku ».
2) Dans la session de classe suivante, distribuez, ou faites apporter un « carnet de bord ».
Parlez de quoi y écrire à la suite de leur première « balade-haïku ».
3) Refaites une « balade-haïku ». Cette fois-ci, chacun(e) écrit ses propres expériences-haïku dans son journal.
4) Dans une autre séance en classe,
(p.26)
discutez de la manière d’écrire un haïku, d’après les notes de chacun(e).
5) Laissez-les ECRIRE, ECRIRE ! Et laissez ceux qui désirent illustrer leur haïku le faire, créant ainsi un haïga (= haïku + image ensemble). Laissez-les faire des dessins, prendre des photos, des empreintes de la nature, etc.
6) Faites une exposition du projet de classe : « Le voyage-haïku » et, si possible, enregistrez le tout et donnez à chaque élève un livret du « voyage-haïku » en souvenir, et pour l’inspiration…
(p.27)
LA TRADITION DU HAÏKU
(p.28)

(à suivre…)

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