365 jours zen, 2000 – Bashô / 2ème

p.81 :

 » Bashô fut un grand poète japonais. Jeune homme très intelligent, il était aussi très sérieux bouddhiste. Il avait étudié un grand nombre de soutras. Comme il pensait qu’il avait compris le bouddhisme, il rendit visite au maître Takuan (1573-1645). Ils parlèrent longtemps. Même quand le maître Takuan citait le plus profond et difficile soutra, Bashô trouvait toujours la bonne réponse. Finalement, le maître dit : « Vous êtes un grand bouddhiste et un homme remarquable. Vous comprenez tout. Mais tout au long de notre conversation, les mots que vous avez utilisés étaient tous des mots du Bouddha ou d’autres grands maîtres. Les paroles des autres ne m’intéressent pas.. Ce sont vos paroles qui m’intéressent, des paroles qui sortent du fond de vous-même. Allez dépêchez-vous, trouvez un mot qui sorte du fond de vous. »
Bashô ne trouvait rien à dire. Soudain, on entendit un bruit dans le jardin du monastère. Bashô se tourna alors vers le maître et dit : « L’étang est calme, une grenouille y saute. Plouf ! »
Le maître éclata de rire : « Voilà, ce sont vos paroles ! ». Bashô rit aussi. Il avait atteint l’illumination. » *

Seung Sahn

* Il s’est glissé ici une petite invraisemblance qui n’enlève rien à l’aspect didactique de ce texte : Bashô est né en 1644 et n’avait que 1 an à la mort du grand maître zen Takuan. N.d.T.(Claire Fontaine)

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