24 haiku de printemps – Blyth – p.634-640-

°
(p.634 :)

yoku mireba . nazuna hana saku . kakine kana

Bashô

regardant soigneusement –
une bourse-de-pasteur fleurit
sous la barrière

yoku mireba . kiuri no tsubomi ya . kusa no naka

Shiki

regardant soigneusement –
les bourgeons d’une fleur de concombre
dans l’herbe

akazume ya . nazuna no mae mo . hazukashiki

Issa

devant mon gruau de bourse-de-pasteur
j’ai honte :
ces ongles sales !

°
(p. 635 :)

furudera ya . hôroku suteru . seri no naka

Buson

le vieux temple :
un plat à rôtir
jeté au milieu des seri *

* « seri est une des Sept Herbes du printemps » (Blyth.)

°
(p.636 :)

kore kiri ni . komichi tsukitari . seri no naka

Buson

c’est tout ce qu’il y a :
le sentier finit
parmi les seri

michi taete . ka ni semari saku . ibara kana

Buson

le chemin finissant,
approchant du parfum,
des roses sauvages fleuries !

samidare ni . miezu narinuru . komichi kana

Buson

dans les pluies d’été,
le sentier
a disparu

uragare no . naka ni michi aru . teruha kana

Buson

à travers le taillis desséché
un sentier ;
feuilles jaunissantes

°
(p.637 :)

sankei no . juppo ni tsukite . tade no hana

Buson

après trois pas
finit le jardin :
fleurs de renouée du Japon

soba katte . iru ya ware yuku . michi no hata

Buson

coupant le sarrasin
sur le bord de la route
où je marche

chikamichi ni . dete ureshi no no . tsutsuji kana

Buson

prenant un raccourci,
les azalées sur la lande Ureshi *
quel bonheur !

* Heureuse

ware kaeru . michi ikusuji zo . haru no kusa

Buson

sur le chemin du retour,
combien de rangées
d’herbes du printemps !

michi no be ya . te yori koborete . soba no hana

Buson

au bord de la route,
échappées des mains de quelqu’un
des fleurs de sarrasin

furumichi to . kiite yukashiki . yukino kana

Buson

entendre que c’était une ancienne route,
ce fut plaisant
sur la lande enneigée

massugu ni . michi arawarete . kare no kana

Buson

sur la lande desséchée
la route s’étend
droite

°
(p.638 :)

hasomichi ni . nariyuku koe ya . kannembutsu

Buson

chantant nenbutsu du milieu de l’hiver,
les voix des dévots plus faibles,
le chemin plus étroit



hosomichi wo . uzumi mo yaranu . ochiba kana

Buson

la sente étroite,
pas entièrement recouverte
de feuilles tombées

yamaji kite . naniyara yukashi . sumire-gusa

Bashô

venant le long du sentier montagneux,
il y a quelque chose de touchant
chez ces violettes



suwaritaru . fune wo agareba . sumire kana

Buson

sortant de bateau
qui a accosté –
les violettes !



sumire tsumeba . chiisaki haru no . kokoro kana

Gyôdai

cueillant une violette –
le tendre
Coeur du Printemps !

°
(p.639 :)

tsumu mo oshi . tsumanu mo oshiki . sumire kana

Naojo

dommage de la cueillir,
dommage de la laisser,
ah, cette violette !

te ni toreba . nao utsukushiki . sumire kana

Koshû

la violette :
tenue dans la main,
encore plus jolie

haya sabishi . asagao maku to . yû hatake

Issa

un parterre de fleurs
où on sème des belles-du-jour –
déjà la solitude !

°
(p.640 :)

honeshiba no . karare nagara mo . ki-no-me kana

Bonchô

le bois mort,
bien que coupé pour le feu
commence à bourgeonner

°

FIN de PRINTEMPS (vol. II) de HAIKU de R.H.Blyth, the Hokuseido Press, Tôkyô, 1950.

À suivre : ÉTÉ (vol. III), p.641-886.

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