Archive for août 2010

midi à midi – technique haïku – kyôku

28 août 2010

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haïku :
dire midi
à midi

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d.(29/8/10)

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tanka pour anna – Py

28 août 2010

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je pense à toi
là-bas – là-haut
sur les pentes de la montagne
coupant ton bois fin août
pour ton hiver en ville ?

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d.(28/8/10)

jambes – haïku (?) Py

28 août 2010

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le soleil
a pris leurs jambes
Paris les reprend
fin août

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d.(28/8/10, métro)

Vieux de banlieue – haïku Py

28 août 2010

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ce matin
la toile d’araignée
a pris la neige

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d.( Île-de-Fr. ?)

Avant-propos à The Modern English Haiku (de G. Swede) par LeRoy Gorman

28 août 2010

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Avant-propos :

De quel livre élémentaire le poète de haïkus en anglais dispose-t-il ? Quelles références mises à jour possède le professeur d’anglais pour enseigner le haïku ? Sur ces deux points, rien de bien significatif n’a vu le jour depuis Le Poème sans mots d’Eric Amann, et cette œuvre n’est malheureusement pas aussi disponible qu’elle le devrait. La documentation la plus accessible devrait encore être An Introduction to Haiku, par Henderson, mais regrettablement, la majeure partie de ce qu’écrivit Henderson s’appuie uniquement sur les poètes classiques du haïku japonais. Un manuel concis mais érudit, qui ne donnerait pas qu’un aperçu sur le haïku classique, tel celui de Henderson, mais rendrait hommage aux réalisations contemporaines, devrait exister depuis longtemps.
Des années ’50 jusqu’au milieu des années ’60, le haïku en anglais a connu une nouvelle popularité. L’imitation des classiques et des conceptions erronées semblent malheureusement imposer une norme qui a pour conséquence une évolution minime de la forme. Sur les talons de cette renaissance quelque peu sentimentale vint la réalisation selon laquelle les poètes anglophones commencèrent à redéfinir la forme en écrivant des haïkus contrairement à la tradition. Avec pour résultat que le haïku en anglais s’élança pratiquement d’un retard datant du 17ème siècle jusque dans l’ère moderne, voire parfois dans l’ère post-moderne.
C’est à l’apogée de cette réalisation que les essais de ce livre prennent toute leur importance. George Swede identifie les fausses conceptions, présente une histoire succincte, discute des règles traditionnelles, saute dans une analyse des règles modernes, et bien plus encore. Il y a ici quelque chose pour actualiser les connaissances de chaque lecteur, même s’il est très au fait du haïku.
Pour moi, c’est dans l’approche de « Vers une définition du Haïku moderne en anglais » aussi bien que du « Haïku et des nouvelles technologies » que le recueil de Swede devient particulièrement pertinent.
Il s’écarte juste assez de l’approche classique pour faire œuvre révolutionnaire en en tirant ses conclusions qui se basent sur un examen d’œuvres réalisées par des poètes anglophones contemporains. Et ce qu’il en retire fournit un excellent point de départ pour une redéfinition majeure du haïku qui se fait attendre depuis longtemps, ni à partir de ce que critiques et chercheurs ont conclu par déduction les uns des autres, ni sur les « tessons » des poètes qui ont vécu et tiré leur inspiration d’une époque depuis longtemps révolue, mais sur la base de ce que les poètes eux-mêmes écrivent.
Il ne fait aucun doute que le lecteur sera d’accord pour dire que celui-ci est l’ouvrage important mais concis longtemps espéré par poète et enseignant réunis. Personne ne s’étonnera que le statut incontestable de Swede en tant que poète majeur du haïku anglophone, que sa contribution sans égale en tant qu’éditeur de la première anthologie de haïku canadien et que sa probité sensible et modeste de poète ne peuvent que garantir la qualité de cet ouvrage.

LeRoy Gorman
(1981).

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trad. française : Daniel Py (Aylmer (QC) – Paris (FR), juillet-août 2010),
avec les aimables autorisations de M. George Swede et de M. LeRoy Gorman.

Cette récente traduction devrait être publiée prochainement, grâce à l’aide précieuse et au concours de Mme Dorothy Howard, aux éditions Gammes,
67 rue du Court
Gatineau (QC) J9H 4M1
Canada

(qui a également publié, en français : Le Poème sans mots de E.Amann (tr. D.Py).

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Faire taire – réflexion

28 août 2010

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Pourquoi veut-on faire taire une personne ?

(quand ce n’est pas parce qu’elle raconte « n’importe quoi » !)

: c’est, à l’inverse, parce qu’elle dit (trop !) juste, vrai, exact –
et que ceux qui se contentent de l’à-peu près, du compromis, de la soumission, des jeux de rôles, etc,
ne peuvent pas le supporter –
parce que non seulement elle le dit,
mais parce qu’elle vit
(exactement) ce qu’elle dit,
qu’elle fait ce qu’elle dit, ce qu’elle est, ce qu’elle vit,
mais parce qu’elle est
elle-même cet exemple (trop !) lumineux,
parce qu’elle EST vraie, sincère, exacte, lumineuse.
(Ceux qui (s’) en sont aveuglés disent alors :
Abattez-moi ce jour !…)

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d.(28/8/10)

Des mots du haïku : les articles.

28 août 2010

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Même les articles
il faut jouer avec,
oser
changer, supprimer, équilibrer,
balancer, doser son poème (/ haïku) pour qu’il ait (qu’il n’ait que)
le juste poids,
le juste rythme,
la juste oreille !

Jouer
(se jouer ?)
des articles !

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d.(28/8/10)

la jouissance des mots

27 août 2010

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les mots qui sonnent
sur la langue

les mots qui sonnent
dans les dents

la jouissance des mots

la jouissance du mot
 » jubilatoire  »

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d.(24/8/10)

L’adjectif dans le haïku

27 août 2010

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souvent
l’adjectif
ça tue le haïku !

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d.(27/8/10)

Provoquer…

27 août 2010

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Il faut qu’un haïku me TOUCHE
(au moins)
PROVOQUE
en moi quelque(s) réaction(s)
de rire, …

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d.(27/8/10)