Aller-retour Paris-Trouville

°

Li-
plein les
sieux *

* par où l’on passe – célèbre pour sa basilique, et que l’on ne peut que voir lors de l’arrêt du train en gare, avant de continuer vers Trouville-Deauville.

Trouver Trouville !
Dove ° Deauville ?

° = « où » italien.

Accueil dès la gare :
l’iode
et les mouettes

fond d’écrin :
les cris
des mouettes

Elvis
amarré
devant le casino

le cri répété d’une mouette
les roues d’une voiture

le grincement d’une balançoire
les mouettes

Lissant un peu plus
les planches de Trouville —
Caillebote *

* auteur d’une peinture célèbre qui montre le travail de pose / ponçage ? d’un parquet par plusieurs menuisiers (?)

au fond du lavabo
des toilettes publiques
un dépôt de sable

_

((ceci n’est pas un haïku :))

quelques mouettes
applaudissent la régate
(dans un) soleil brumeux

un papillon de septembre
le long des planches *
de Trouville

* « promenade le long de la mer, à Deauville et à Trouville, immortalisée par Claude Lelouch dans son lointain film « Un homme et une femme » !

la mémoire,
elle est comme un océan sans fin
qui te remplit les poches

(: ça non plus n’est pas un haïku !).

cerfs-volants –
une grue
au-dessus de la ville

un quatuor
acrobatique
de cerfs-volants

quatre cerfs-volants
se suivent
et se ressemblent…

quatuor
de cerfs-volants
en tir(e)-groupé

Fascinating rhythms *
du quatuor
de cerfs-volants

* nom (mais au singulier) d’un fort célèbre standard de jazz, joué entre autres, s’il m’en souvient bien, par Yehudi Menuhin et Stéphane Grappelli.

les entrechats
du quatuor de cerfs-volants

en marge d’une affiche de Savignac :
LES 4 CHATS
TROUVILLE SUR MER

D’un côté quatre cerfs-volants
de l’autre quatre maîtres

quatre cerfs-volants groupés
quatre maîtres groupés

ballet aérien :
quatuor d’ailes
domptées

d’un côté
quatuor de cerfs-volants
de l’autre
colonie de mouettes

à l’ombre du muret
sieste sur Trouville

la sieste
à l’ombre des mouettes
samedi, Trouville

vivre
libre
vibre

appel sporadique
d’une mère sur la plage
le soleil se couvre

une mouche pressée

écho lointain
de dispute –
tonnerre au fond du ciel

vague dispute –

la mer au loin

la balle au bond
où sont les chiens ?

pissant sous l’escalier
un avion passe

retour vers la civilisation
et ses trop haut parleurs

marche tranquille
des oiseaux
dans le sable bas

– en dernier coquillages —

et l’instructrice de chi-kong

sous leur étreinte allongée :
son string noir

le soleil couchant
sur ses pieds :
grains de sable

les grains de sable
sautent de mes chaussettes retournées
– retour en train

parti faire à la mer
un plein de mots
à maintenant trier…

_

d.(19/9/9)

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