de Jean-Luc Toula-Breysse

in : Le Zen, PUF coll. Que sais-je, isbn 978-2-13-056065-4, mars 2008,

p.85 :  » À l’exemple du 6° patriarche ou de Hakuin, brillant dans l’impromptu, d’illustres maîtres du zen ont emprunté la voie poétique pour transmettre l’expression de l’éveil et cela paradoxalement par-delà les mots. Souvent associé au zen, le haïku… perce en un éclair d’intuition la force vive de l’instant présent…Le haïku suscite par un effleurement, étranger à tout romantisme et libre de toute ambition, une autre écoute, l’écoute de l’insondable, l’écoute des rythmes de la vie. Polyphonie minimaliste exaltant le silence sur des tons mineurs, il restitue une expérience fugitive.  » Le haïku n’est pas un poème, ce n’est pas de la littérature : c’est une main tendue, une porte entr’ouverte, un miroir qu’on essuie. C’est une voie de retour à la nature, à notre nature qui est aussi celle de la lune, de la fleur de cerisier, de la feuille morte – en un mot, à notre nature de Bouddha. » : Nancy Wilson Ross, Le Monde du zen, Stock, 1976, p.121

Une Réponse to “de Jean-Luc Toula-Breysse”

  1. nicolemeignen Says:

    ce soir la lune
    montre sa moitié
    perdue

    où comment pointer le vide …
    nicole

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