Archive for novembre 2008

Haïku, poésie du zen

12 novembre 2008

, éd. Picquier, 2004

p.6 :

« Le moins l’emporte sur le plus » – voilà une affirmation dont le bien-fondé n’a pas toujours été reconnu en Occident. »

« Le haïku se situe naturellement dans cette poétique du moins qui l’emporte sur le plus. »

« Bouddhistes ou non, les écrivains chinois traçaient en effet de multiples parallèles entre la poésie et le Zen. »

« Il semblerait que les bouddhistes des premiers temps eussent voulu proposer comme nouveau modèle d’inspiration le sentiment exacerbé de la réalité tel qu’il surgit dans le cadre de la méditation. Ce qui bénéficia à l’ensemble de la poésie extrême orientale – et tout particulièrement au haïku. »

« Il n’est pas illégitime de mettre l’accent sur la dimension  réaliste du haïku, notamment lorsque l’observation clairvoyante de la vie quotidienne – si caractéristique d’un Bashô – transcende la dimension plus courtoise dévolue à la poésie d’autrefois. Et si, comme l’affirme un vieux dicton zen, « puiser de l’eau et porter du bois » sont les gestes mêmes par lesquels se manifeste le surnaturel, nous pouvons croire que cette vérité a trouvé sa plus parfaite réalisation poétique avec l’émergence du haïku. »

: T.H. Barrett, Professeur à l’Université de Londres.

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de Rezvani

12 novembre 2008

 » Je cherche par l’écriture d’autres formes de récit non somnifères. L’histoire qui endort est celle qui donne des réponses. J’aime les questions sans réponses.  »

 » Les gens aiment le mensonge, le merveilleux. Ils aiment être dupés.  »

 » Nous sommes entrés dans l’ère des insectes et nous ne le savons pas encore.  »

:  Rezvani

de B.Brecht

12 novembre 2008

 » Qu’advient-il du trou lorsque le fromage a disparu ? « 

filiation 5)

12 novembre 2008

Ne peut-on pas étendre au haïkaï de Ryôta :  » ils sont sans parole / l’hôte, l’invité / et le chrysanthème blanc  » ce proverbe japonais :  » les mots qu’on dit sont les fleurs du silence  » ?

de Salim Bellen

12 novembre 2008

 » Le haïku, me semble-t-il, n’a pas vocation à dénoncer ou instruire, seulement transmettre la pure émotion de l’instant.  »

: Salim Bellen, mail du 28/8/06 à S.T. et D.P.

Travailler les haïkus  » dans l’intention de les rendre directement accessibles aux sens sans passer par l’intellect.  »

: S.B. (2006)

Plage de Maguelone

3 novembre 2008

elle aux oiseaux

lui aux galets

plage de Maguelone

 

d.(29/10-1/11-08)

de Brice Matthieussent

3 novembre 2008

en présentation de L’Arrière Pays (suivi de Amérique : Ile-tortue) poésies de Gary Snyder, Ed. PJO, 1977 :

 » Cet effacement de l’auteur n’est pas l’effet d’une quelconque « modestie » de Snyder, mais celui d’une stratégie – celle du zen, celle du langage – visant à gommer ce mythe tenace qu’est la personne, l’individu indivis. « 

d’anna

3 novembre 2008

 » quand on observe les oiseaux, on apprend à disparaître  »

: anna (Montpellier, fin oct. 08)

+

 » un cingle plongeur

pour le voir

je suis devenue rocher  »

: anna

Florence Hu-Sterk La Beauté autrement

3 novembre 2008

éd. You Feng

p. 53 :

 » A présent que mon esprit a disparu dans la nature, quand je regarde une montagne, tout n’est que montagne, quand je regarde de l’eau, tout n’est que de l’eau. »

(…)

 » Bien que tout poème implique un narrateur, tout est mis en oeuvre pour que disparaisse le regard du poète. Entre la nature et le poète, il n’est ni éloge, ni échange de sentiments :  » A la cime des arbres, des fleurs d’hibiscus / Dans la montagne s’ouvrent de rouges corolles. » Wang Wei.

p. 54 :

 » Confiance et intimité caractérisent le rapport du poète de sensibilité chan à la nature. Cette absence de distanciation se traduit poétiquement par un choix d’images génériques (le vent, la lune, les fleurs, l’eau…) mais sans spécification, comme si le regard contemplatif était prêt à sacrifier l’acuité de sa perception des détails au profit d’une vision spirituelle et organique (…) on note une tendance à la raréfaction des personnifications qui supposent toujours un vis-à-vis. Or l’idéal bouddhique n’est-il pas d’atteindre  » l’oubli des choses et du moi  » ? Ainsi on en arrive à cette conclusion paradoxale : la poésie d’inspiration chan tend vers la dépersonnalisation du sujet observateur : ni « éthique » ni « imaginaire », le paysage existe pour lui-même. «