°
ce rendement
qu’on nous “demande”
: on rend,
on vomit,
on dégueule !
-
Travailler plus
pour gagner plus
vite la mort
°
d.(17/10/09)
°
ce rendement
qu’on nous “demande”
: on rend,
on vomit,
on dégueule !
-
Travailler plus
pour gagner plus
vite la mort
°
d.(17/10/09)
°
Réduire un haïku
à son strict minimum vital
c’est comme
effeuiller * une fleur
pour un vase
* effeuiller = ôter des feuilles.
-
dans le sens
de plus de sens :
moins de mots
:
moins de mots
donnent
plus de sens **
** / de directions
-
moins de mots
peuvent emprunter
plus de directions
-
S’abstraire / s’abstenir de(s) verbes
(qui trop orientent).
-
Abrège le haïku,
il s’élargit.
-
Respire.
°
d.(15/10/09)
ce “je” qui s’efface
- petit à petit -
comme le chat du Cheshire
de Carroll
derrière son sourire
d;(12/10/9)
°
(p.78) de Fuse Yajiro
, un guerrier.
Son premier tanka de mort :
Naki tama no
kazu ni hairite
naku naka ni
uki akikaze no
mi ni zo shiminuru
Dans peu de temps
je serai un fantôme
Mais maintenant
comme ils mordent ma peau,
les vents de l’automne !
Son deuxième, un mois plus tard :
Kenkon no
soto yori kore o
unchi mireba
hiuchibako ni mo
taranu ametsushi
Vu de l’extérieur
la création,
la terre et le ciel
ne valent pas
une boîte d’allumettes.
°
page 79 :
” Un poète de kyôka, avant de mourir, écrivit le fameux poème de mort d’un autre
poète,
avec cette préface : ” J’ai emprunté ce poème à quelqu’un d’autre “, et cette
postface : “
ceci est le dernier plagiat que je ferai en ce monde. “
(ctd…)
dans : Japanese Death Poems
(Poèmes de mort japonais)
Written by Zen Monks and Haiku Poets on the Verge of Death
(écrits par des moines Zen et des Haijins sur le point de mourir)
compilé par Yoel Hoffmann
Tuttle Publ., 1986
isbn : 0-8048-3179-3
°
page 17 (Introduction : Poésie du Japon) :
” à côté des deux formes du tanka et du haïku, deux styles
complémentaires se développèrent ultérieurement. Le KYOKA, “poème fou”,
est un tanka satirique qui ne se base généralement pas sur une image de
la nature ; cette forme fut très populaire dans la 2° moitié du XVIII°
siècle. Le SENRYU, nommé d’après son créateur, Karai Senryu (1718-
1790), est un haïku qui critique les failles humaines. Le SENRYU
s’écrit généralement dans la forme du haïku, mais peut être plus court,
en 2 lignes de sept syllabes chacune. “
°
p.19/20 :
” On peut comparer le poète de tanka (5/7/5//7/7) à une personne qui
tient deux miroirs dans ses mains :
l’un qui reflète une scène de la nature,
l’autre qui le reflète lui-même tenant le premier miroir.
Ainsi le tanka offre une vue sur la nature, mais aussi une vue sur
l’observateur de cette nature.
Le haïku n’est simplement pas un tanka condensé : les 14 syllabes
(//7/7) pour ainsi dire coupées du tanka afin de faire un haïku sont
en fait le miroir qui reflète le poète.
Le haïku a brisé le miroir auto-réfléchissant, ne laissant dans les
mains du poète que celui qui reflète la nature. “
Y.Hoffmann
°
(p.53) de Ouchi Yoshitaka
(1507-1551), samouraï général et gouverneur de l’île de
Kyushu :
Utsu hito mo
utaruru hito mo
morotomo ni
nyo ro yaku nyo den
ô sa ni ze kan
Vainqueur
et vaincu
ne sont que gouttes de rosée,
qu’ éclairs d’orage -
ainsi devrions nous voir le monde.
°
(à suivre…)
°
” Liberté, Égalité, Fraternité ” :
le drapeau de chagrin
rongé 4 à 4
par Sarko
et ses boys
°
d.(29/9/09)
°
en fond d’écran
une femme nue :
ÉTREINDRE
au lieu d’
ÉTEINDRE !
°
d.(18/9/9)