Archive de la catégorie «jog»

Haïkus… de Py – août 01

28 décembre 2009

°°

constellé
de grains de beauté,
le ciel d’été

-

l’ivoire des touches
de l’accordéoniste
- usé par ses doigts ?

-

dans l’épicerie
la femme arabe
fait ses devoirs
de français

-

entre ses gros seins
son petit chien se blottit
- métro, ligne 13

-

jeune Sévillane
tournoyant
sans dessous dessous

-

l’enfant se baigne
parce que
” j’aime danser avec la mer ! ”

-

L’imminent désastre :
vivre dans la hantise de -

-

la pluie
ses roulements
ses baguettes
sur la caisse-claire du zinc

-

la pluie
tape à la machine
un poème d’insomnie

-

Satisfesses …

-

les dents des cheminées
dans la bouche du ciel
- crépuscule d’août

-

mois d’août -
les silences
de Paris

-

Août -
le poisson rouge du bureau
lui aussi en vacances ?

-

so smooth the mirror -
wrinkled face

la glace
ne fait pas un pli –
visage ridé

(d’après Sylvie R-Duboisin, in “Traces 142″)

-

toutes ces places
de parking payant
vides :
août à Paris

-

(tanka :)

dans le champ
nos jeux amoureux –
être
ou ne pas être
vus ?

in the field playing
erotic games :
to be
or not to be
seen ?

-

en bas dans la rue
la roulotte de la factrice
- l’heure du réveil ?

-

(kyôku :)

En dire le moins possible
pour que le questionnement
(de l’autre ?)
soit le plus grand possible

-

silence
comme seul en été
torpeur

-

Une mouche bleue
venue puis repartie
- après-midi d’août

-

au coin de la rue
ne sont plus
les deux femmes aux chiens
bavardant

-

Dans le miroir
de ses boucles d’oreilles
la vache rit
à l’infini

-

Dans le tiroir
de ses hanches d’abeille,
je ris du bon sablier !

-

le soleil descend
le long de sa jambe
- puis remonterait ? -
train de banlieue

-

noire
et jaune salamandre
pétrifiée
sur le chemin

motionless : the black
and yellow salamander
on the jogging path

-

à voir son viage
écoutant de la musique :
larmes soudaines

-

champ tout en courbes :
nappe soulevée de (la) terre

°

Veille de leur deuxième
anniversaire de mariage :
ils décident
de se séparer

Braiment de l’âne
dans l’après-midi d’août
Elle, pas avec lui

Elle dit
” Naan “
comme une porte se ferme

°

comme une poule
glousse
elle riait

-

deux arbres
témoins tutélaires
dans le champ vibrant d’août

-

champ faîtier
recouvert de blanches
carottes sauvages

-

blanc champ
de carottes sauvages
couronne
le mont grésillant

-

bandes blanches
des carottes sauvages
au bord du champ

-

bandes blanches sur la route,
carottes sauvages dans le champ

-

belles ombrelles blanches
des carottes sauvages
dans le champ d’août

-

fine toile
d’araignée
tamis
de rosée

-

de l’autre côté des halliers :
sueur
et rosée

-

six
heures
l’âne brait
le jour point

-

deux avions de chasse
rudoyant le ciel

-

sur le perron
le chat couleur pierre
de sa patte arrière
se gratte,
attendant
l’heure du repas

-

le silence de midi
les bruits de midi
allongé avec la chatte
au jardin

-

un papillon folâtre
dans mon rétroviseur -
pommes sur le chemin

-

feuilles ajourées -
dentelle nourricière
d’insectes d’août

-

Midi
De l’ombre
que sous les pissenlits

-

sur ce chemin
à l’ombre
mots arides

-

hirsutes soleils
à la force de l’août
vos pommeaux secs

-

jaunes, ô pâles
tournesols,
les galettes beurrées d’août

-

Récolte du tabac
Près du tracteur
trois enfants

-

M’arrêtant près d’un genévrier -
un garenne repart
tranquille

-

banc à l’ombre
de la canicule -
contemplassis

-

arbre nu
noueux
dressé au milieu du champ
- l’apogée de l’été

-

un épouvantail
au beau milieu d’un tracteur,
bras en croix

-

Peuplier lissé de caresses
supérieures

°

un couple sur le pont
regarde passer la Dourbie
- et sept canards

-

D’un caillou saute l’eau bruiteuse
L’on voudrait oublier les klaxons
les moteurs
L’on s’enfonce dans la gorge
entre les seins pointus des rochers
L’on s’endormirait au chant
de cigales, d’oiseaux frondeurs …

-

Sur le pont
une jeune femme en short
regarde droit dans l’eau

De l’autre côté
trois enfants descendent en maillot
la plage de galets blancs
pour s’y baigner

Le ciel est gris
L’août tire à sa fin
La Dourbie descend ses galets

La pluie nous atteint sur la rive
moi et les mots d’amour que je découvre
(que je dévore, que je savoure)
d’un charnel trio bi-féminin
à en découdre l’après-midi
près des galets me régalant

(: ce gars-là s’est régalé…)

-

La rivière coule blanc
sans bruits maintenant,
retourné dans l’habitacle-à-roues
que j’emporte plus loin
qu’ici, Roque Sainte-Marguerite

-

Cantobre -
un âne scie
son bout d’après-midi

-

cardabelles clouées
sur la porte d’entrée

un cageot de patates
encombre l’escalier

-

sa fontaine non potable
aux quatre poissons rouges

-

” Lou Païs ount las poulos
graton pas en ares “

(” le pays où les poules
ne grattent pas en reculant “

-

boutons
sur la robe des champs :
les meules de foin
à flanc de côteau

-

Le vent sur le causse -
l’herbe en frissons

-

asters désertés
boules bleues des chardons
gris rochers ridés…

contemplation éperdue

-

maison éventrée
aux vents du Larzac
Belvezet

°

Dans le train son sein
bien rond bien blanc
à admirer -
sonnette d’alarme !

°°

d. (août 2001)

Toussaint, l’ouverture -

3 novembre 2009

à Toussaint Louverture.

°

dimanche dans les feuilles
joggers de la Toussaint

°

jardin de paraboles -
dimanche de la Toussaint

°

Toussaint -
Creuse
ton
haïku

°

d.(31/10-1/11/09)

plume

25 octobre 2009

°

Octobre
une plume
tombe

°

d.(10/09)

jog du jour d’hier

16 octobre 2009

°

l’oiseau noir
sur une branche dénudée
au-dessus de l’eau

°

d.(Sq. des Bat., 15/10/09)

jog du jour

13 octobre 2009

matin frais d’octobre -
les canards semblent attendre longtemps
avant de se lancer à l’eau

d.(sq. des Bat., 13/10/9)

Jog du jour (2) / Lourd

8 octobre 2009

°

Dur de s’alléger :
tours répétés du parc,
souvent

°

d.(8/10/09)

jog du jour

8 octobre 2009

un canard s’ébat des ailes
au-dessus du plan d’eau
- octobre radieux

d.(8/10/09)

jog du jour (1)

6 octobre 2009

°

tout par deux :
ses cheveux
ses fesses
ses jambes

°

d.(squ. des Batignolles, 6/10/09)

pysser

6 octobre 2009

… et celui-ci, tout-à-fait ” Pyconoclaste ” ? :

°

au pied d’un christ en pierre (1826)
pisser (2009)

°

d.(28/2/09)

Jog du jour

2 octobre 2009

°

Fin de jog –

En haut de l’escalier
mes pieds
mordent les marches

°

d.(2/10/09)