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Du kigo
peu me chaut
- novembre
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d.(16/11/09)
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Du kigo
peu me chaut
- novembre
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d.(16/11/09)
Dans haikudevent@yahoogroupes.fr, “anna” a écrit :
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>
dans le haïku l’essentiel n’est pas de doser les mots, mais de trouver les bons … en ça c’est tout le regard du haïjin qui est capital… c’est dans cet équilibre que se trouve la qualité et l’âme du haïku…
>
> pour décrire une chose et lui donner vie même dans son immobilité, il faut un certain nombres de mots… dans ses mots, le plus important, n’est pas la rhétorique mais la force des mots…et la capacité de les choisir simples et sans étalage… pour nous occidentaux , au verbe dense et riche, le plus difficile reste dans cette manœuvre littéraire qui consiste à simplifier la transcription… et pourtant c’est dans ce dépouillement que tout réside…c’est dans ce dépouillement que réside le regard nu …
>
> on met pas mal de temps à le comprendre (…) et pour beaucoup d’entre nous, cette notion ne franchit même pas le seuil de la pensée … c’est dommage parce que de cette impossibilité de voir l’évidence, beaucoup d’écrits ne resteront à jamais que des écrits …
> le DÉTACHEMENT DE SOI , est incontournable pour trouver les mots…
>
>
> anna
Dans le haïku, discerner les mots “pleins” des mots “creux”.
Les mots pleins sont ceux qui donnent du sens, le sens, qui sont “lourds de sens”, vivants.
Les mots creux sont ceux qui sont vides de sens, “morts”.
Éliminer les / Se passer des mots “creux”, au possible.
(28/10/09)
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(de chez anna :)
des tuiles des toits
jusqu’à la mer
(1/11/09)
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Le(s) blanc(s)
que je laisse
dans le haïku,
le lecteur
franchira
(ou pas.)
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tendre au lecteur
du silence
du vide
…
-
mon haïku :
un bol
présenté
au lecteur
-
S’enfoncer dans le blanc du haïku
Le haïku
est une montagne
enneigée
-
Mettre
le plus de vide possible
dans mon haïku
-
“Oublier”
le plus de mots
possible
-
Vider mon haïku
au possible
-
Laver mon haïku
-
décolorer mon haïku
, le délaver
-
,
l’habit
cent fois porté
cent fois lavé
cf : “Chant de l’habit cent fois fois rapiécé” de Hyegûn, p.98 de Ivresse de brumes, griserie de nuages, NRF/Gallimard, Connaissance de l’Orient, 113, 2006.
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Le haïku est la possibilité d’un bol
Le haïku est la possibilité de boire
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- Ne manque-t-il pas quelque chose dans votre haïku ?
- Oui, il y manque ce que vous y mettrez
-
Le haïku est une salle de cinéma vide
-
Il s’agit moins de dire,
que de laisser le lecteur se placer
pour qu’il voie
_
Si tu lui mets trop de mots,
tu lui bouches la vue
-
Les mots
bouchent la vue
du haïku
-
((a)perce)voir)
le haïku
à travers
les mots
-
Les mots
voilent /
cachent /
burqachent ? /
obscurcissent
le haïku
-
les mots-nuages
dissipés,
la montagne-haïku
apparaît
-
Le lecteur
lance sa passerelle
pour franchir ton haïku
-
au lecteur
sa clé
du haïku
-
le haïku comme kôan ?
-
le lecteur trouve
(ou ne trouve pas)
sa solution au haïku
…
-
(le haïku n’est pas une femme facile.)
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Laisser des blancs
dans le haïku
-
Le haïku est un mi-chemin
Le haïku est un demi-pas
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Ne mets pas tes lunettes
sur le nez de ton lecteur
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Crée du vide
dans ton haïku
-
Offre à ton lecteur
un saut
par le vide des mots
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L’essentiel est de laisser le lecteur
compléter le haïku.
-
Le lecteur franchit la faille
que le haïjin a creusée
dans son haïku
-
Creuse
ton haïku,
Laisse
ton lecteur
creuser
-
Encreuse
-
Toussaint -
Creuse
ton
haïku
-
ensevelis tes mots morts
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écourte
condense
:
haïku sec
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d.(1-2/11/09)
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Réduis ton haïku
à son strict minimum vital
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gomme ses détails
forcément superflus
-
Simplifie ton haïku
à ses plus gros traits
-
donne à ton haïku
sa plus simple expression
-
Que ton haïku
soit pauvre
au possible
-
Déserte ton haïku
(ton lecteur y logera)
-
Ton haïku
est une chambre d’amis ;
tu la ranges / tu l’arranges
avant qu’ils n’arrivent
…
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d.(20/10/09)
du livre de Simon Leys :
Le Bonheur des petits poissons
LdP n° 31288, 2008
(p.23/4. Flaubert, à propos de Madame Bovary, disait :)
” Il y a bien des détails que je n’écris pas. Ainsi pour moi, M. Homais est
légèrement marqué de petite vérole. Dans le passage que j’écris immédiatement,
je vois tout un mobilier (y compris des taches sur les meubles) dont il ne sera
pas dit un mot…”
” Il ne suffit pas (poursuit S. Leys) à l’artiste d’avoir la vision de son
sujet. Pour restituer cette vision dans toute son intensité, il doit la suggérer
par la litote (” Il y a bien des détails que je n’écris pas “).
et Robert Louis Stevenson :
” Ah, mon Dieu ! il n’y a qu’un seul art : l’art d’omettre ! Oh, si seulement
j’avais le talent de couper, je n’ambitionnerais nul autre don. Un écrivain qui
saurait comment couper, pourrait transformer n’importe quelle gazette
quotidienne en une épopée homérique. “
Cette puissance expressive des ” blancs ” du récit est d’ailleurs confirmée
par les initiatives de la censure : c’est quand Madame Bovary disparaît pour
quelques heures avec son amant dans un fiacre dont on ne voit plus que les
stores hermétiquement clos, que les censeurs ont vraiment commencé à s’affoler
(…) Nul écrivain ne dispose d’une puissance verbale qui pourrait rivaliser avec
l’imagination de ses lecteurs ; aussi tout son art est-il de jouer sur ce
clavier-là. “
Extrait du message d’anna N° 2103
sur la liste haiku-de-vent (au 13 octobre 2009) :
lorsqu’on apprend le japonais, on se rend très vite compte de l’absurdité des
rythmes imposés pour structurer une langue chargée comme la nôtre… leur
construction de phrases n’a strictement rien à voir avec la nôtre …
lorsqu’on écrit des haïkus et qu’on se concentre sur le rythme on perd avant
tout la notion de relâchement qui nous permet d’atteindre la cible sans la
voir… c’est un peu comme si on cherchait le centre de la cible là où elle n’est pas
le haïku est une discipline japonaise … on se laisse séduire et on apprend pas
à pas, année après année à perfectionner cet art… c’est dans cet état d’esprit
uniquement qu’on écrit des haïkus, même débutant… tout le reste n’est que poèmes courts.
ceci est mon point de vue… beaucoup de personnes ne le voient pas ainsi…
mais tout se discute et se partage n’est ce pas ??? parce que rien ne nous
appartient…
(…)
la lumière n’a que les limites qu’on lui met…
anna
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Réduire un haïku
à son strict minimum vital
c’est comme
effeuiller * une fleur
pour un vase
* effeuiller = ôter des feuilles.
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dans le sens
de plus de sens :
moins de mots
:
moins de mots
donnent
plus de sens **
** / de directions
-
moins de mots
peuvent emprunter
plus de directions
-
S’abstraire / s’abstenir de(s) verbes
(qui trop orientent).
-
Abrège le haïku,
il s’élargit.
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Respire.
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d.(15/10/09)
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L’ambiguïté *, le mystère, voilà deux des facettes amusantes du haïku.
* causée par l’usage du participe présent, par exemple, qui noie parfois le sujet – et peut provoquer l’humour, le questionnement…
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Noyer * le sujet (au fond ?) du haïku :
entreprise jubilatoire.
* le diluer, le délayer
au contraire de le dire, l’exposer :
le sous-entendre, le dissimuler
(c’est plus drôle !)
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d.(12/10/9)
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universel
le je
(qui) s’efface
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Asseyons-nous à
la table de je – et é
crivons des moïkus !
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” je remonte les bretelles de la classe “
: moi-moïsme chronique
-
” je garantis les goulets d’étranglement
de cette ville ” :
une phrase conjuguée n’est pas haïku.
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Fais ton possible
pour effacer le je
de ton haïku
(: Règles d’or pour “construire” un haïku.)
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Les adeptes du grand Je :
” moi-moïsme “, ” Sainte-Beuvisme ” *
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d.(oct 09)
* mots employés par Cécile Guilbert dans Sans entraves et sans temps morts ” Gallimard, 2009.
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le bizart
d’écrire
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d.(11/10/9)